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Etre authentique :
Chaque mois, nous abordons un nouveau thème.
nous avons vu la présentation générale,
nous avons observé ce que nous buvions et l'importance de l'eau
dans notre vie quotidienne.
nous avons étudié ce que nous mangions.
nous avons vu ce que nous respirions
et comment mieux le faire.
nous avons vu l'importance d'une bonne activité physique équilibrée.
Et maintenant : .
CHAPITRE CINQUIEME : MES RYTHMES DE VIE
La nuit succède au jour et le jour à la nuit. Le printemps à l'hiver,
l'hiver à l'automne, l'automne à l'été et
l'été au printemps pour recommencer un cycle.
La vie n'est que rythme : Les battements de notre coeur, le rythme de
notre respiration...
Mais le rythme qui nous marque le plus est celui de la rotation de la
terre sur elle-même en 24 heures. Il conditionne l'alternance de
notre veille et de notre sommeil.
Nous sommes tous convaincus de l'importance
d'avoir un bon sommeil. Mais savez-vous que c'est devenu un véritable problème de santé sociale.
Le manque de sommeil de nos concitoyen est responsable d'une inquiétante
proportion de pathologies et d'accidents en augmentation.
C'est durant le sommeil, que nous mémorisons ce que nous avons
appris durant la journée. C'est durant le sommeil que certaines
activités hormonales permettent au système immunitaire
-qui intervient dans les processus de vieillissement et de protection-
de fonctionner au mieux.
D'innombrables processus ont lieu pour
assurer une bonne maintenance.
Le sommeil, c'est tout sauf du repos.
(pour notre métabolisme)
La seule
chose, c'est que nous n'en sommes pas conscient, mais tout s'agite,
jusqu'à notre
psychisme qui est parcouru par des rêves et des pensées
comme en plein jour.
Cet aspect de notre vie est aussi important que les autres. Si
nous voulons être
en pleine forme, être en
bonne santé, résister aux
maladies, ralentir le processus de vieillissement, il nous faut nous
armer pour y faire face.
Une bonne qualité de sommeil et
un sommeil en quantité suffisante, est donc un passage obligé.
Certaines études
vont même confirmer cela en disant qu'un bon dormeur a
une espérance
de vie supérieure à un petit dormeur.
Mais, voilà, nous avons mille activités et nous avons toujours
le sentiment qu'une journée est trop courte. Un peu comme si nous étions
des extra-terrestres venus d'une autre planète dont le rythme
d'une journée serait de 26 heures. De plus, un Français
sur trois est atteint de véritables troubles du sommeil.
Alors, comment procéder
pour retrouver un bon sommeil ?
Les fausses insomnies :
Mais sommes nous réellement un mauvais dormeur ou atteint d'une
insomnie ?
Bon nombre de patients me consultent, en pensant être atteints
d'insomnie. Or, il n'en est rien. Un trouble du sommeil, est assez difficile à définir,
c'est une sensation subjective mais elle doit s'accompagner obligatoirement
de conséquences néfastes dans la journée : avoir
sommeil, avoir des coups de "pompe", avoir une irritabilité,
une nervosité, une fatigue... S'il n'y a aucune conséquence,
même si vous ne dormez que 3 - 4 heures par nuit, vous n'avez pas
de trouble du sommeil.
Dans la majorité des cas, il s'agit de personnes qui s'endorment
sans difficulté vers 23 heures, puis elles se réveillent
vers 3 heures du matin pour rester éveillées durant 1 heure
30 avant de se rendormir jusqu'à 6 ou 7 heures. Par ailleurs,
dans la journée, tout va bien. Il n'y a aucun des signes évoqués
précédemment. C'est parce qu'à partir de 50 ans,
il y a souvent une "fragmentation" du sommeil dans les 24 heures.
Cela peut s'accompagner d'ailleurs d'une envie de faire la sieste vers
15 heures. Ce coup de "barre" n'est donc lui non plus pas anormal
et il faut relativiser ces manifestations. Dans ces cas, bien que ce
soit gênant car pendant 1 à 2 heures que faire sans gêner
les voisins ? il n'y a rien à faire sinon lire.
Mais supposons que nous dormions mal : c'est à dire que le matin,
ou dans la journée, nous ne nous sentons pas en pleine forme.
Comment procéder pour retrouver un sommeil naturel, qui est l'une
des fonctions les plus naturelles qui soient.
Déterminons la
forme de l'insomnie :
Eliminons tout d'abord toutes les insomnies secondaires à une
maladie. Dans ce cas, il faut traiter la maladie : infection, douleurs,
toux, mictions nocturnes, le syndrome des jambes sans repos, des maladies
neurologiques comme le Parkinson, ...
Lorsque cela est fait, nous devons également éliminer une
cause extérieure : bruit, chaleur, froid, lumière, enfants
ou petits-enfants... et prendre les mesures nécessaires. Enfin,
nous devons nous demander s'il ne s'agit pas d'une désynchronisation.
Si nous sommes des "couches-tards" ou des "couches-tôts".
Les premiers vont se coucher vers 2-3 heures du matin, les seconds dès
20 heures vont ressentir une envie irrépressible de se coucher.
Mais, la grande majorité des troubles du sommeil (2/3) est due à des
troubles
qualifiés de psychiques.
Toute excitation,
tout trouble
de l'humeur,
toute exaltation affective : soucis, surmenage, stress,
inquiétudes, angoisses,
dus à des conflits dans le travail,
des conflits conjugaux,
des difficultés professionnelles,
des
soucis financiers,
des problèmes de santé familiale...
et
enfin : la crainte de ne pas trouver le sommeil,
peuvent être
responsable de perturbation du sommeil.
Alors que faire et comment s'organiser ?
L'anxiété :
Pour être encore plus efficaces, nous allons définir encore
plus précisément la forme de l'insomnie.
Est-ce une insomnie
d'endormissement ? Nous l'appellerons : difficulté d'installation
du sommeil (DIS). Une DIS, se caractérise par un retard supérieur à 1/2
heure. En dessous, c'est considéré comme tout à fait
normal. Cette DIS est en général attribuée à une
anxiété.
L'anxiété est la capacité d'anticiper les événements
et de prévoir les difficultés pour les résoudre
avant qu'ils ne surviennent. Peut-être que cette définition
vous parait longue, mais elle mérite d'être bien comprise.
En effet, dans cette approche de définition, il apparaît
que l'anxiété est normale. Non seulement elle est normale
mais bénéfique puisqu'elle nous permet grâce à notre
capacité de projection dans l'avenir de savoir si oui ou non,
il y aura des problèmes. Le sachant, il ne nous reste plus qu'à nous
organiser pour les éviter. Mais parfois, cette capacité devient
gênante. Ou parce qu'elle devient excessive et nous fait voir des
problèmes partout même là ou il n'y en a pas, ou
parce qu'il n'y a pas de solutions à nos problèmes. Dans
ces cas, nous nous sentons prisonniers mais notre tête, elle, ne
le sait pas. Alors, elle fonctionne. Elle cherche des solutions et passe
toutes les hypothèse et solutions possibles au crible. Tout tourne à toute
vitesse. Il se produit une "hyperidéation". "Ca
n'arrête pas de tourner" et c'est "fatiguant" comme
me le disent ceux à qui cela survient.
Dans ces cas, ils aimeraient bien "pouvoir débrancher" cette
tête qui n'arrête pas.
Comment alors dans ces conditions pourrait-on s'endormir ? C'est impossible.
L'anxiété est responsable donc des ces défauts d'endormissements.
L'angoisse :
Nous avons coutume de définir une autre forme de trouble du sommeil
qui elle aussi reconnaît une autre cause. C'est le réveil
en pleine nuit. En général vers 2-3 heures parfois décalé d'une
heure et ce réveil dure au minimum 1 heure. S'il est inférieur à 20
minutes, on ne peut parler de trouble réel. En général,
sa durée est d'un cycle de sommeil.
Durant ce réveil, il peut y avoir une sensation d'angoisse et
d'hyperidéation. "La machine se remet à fonctionner".
Mais parfois, il n'y a pas d'idées précises. C'est uniquement
une sensation pénible d'angoisse. L'angoisse est en effet au corps
ce que l'anxiété est à la pensée. L'angoisse
est une sensation physique. Souvent d'oppression thoracique, de serrement,
de boule à la gorge, ou tout simplement de mal être. Mais
ces sensation ne sont pas supportables. Elles sont vraiment très
pénibles.
Dans ces cas, il faut rechercher une cause, souvent dans les relations,
les difficultés actuelles ou passées.
L'angoisse peut parfois s'accompagner de cauchemars et de réveils
en pleines crises de paniques.
La dépression
:
C'est un état qui associe de la fatigue, un mal être général,
un sentiment de dévalorisation, une perte d'envie et l'absence
de projets. A ce tableau s'associe des troubles du sommeil, dans la majorité des
cas des insomnies de fin de nuit.
Cela entraîne un réveil vers
4-5 heures et la personne ne
peut plus se rendormir. A ce moment là, elle est réveillée
comme en plein jour, mais par contre, vers 6-7 heures elle se rendort
et au moment ou il faut se lever, cela lui devient impossible.
Que ce soit, l'anxiété avec des endormissements difficiles,
l'angoisse avec des réveils nocturnes,
la dépression avec
les réveils précoces,
il faut un traitement adapté.
Rien ne sert de prendre un somnifère si vous ne réglez
pas la cause. Traiter la cause peut reconnaître des stratégies
multiples. Elles seront à déterminer avec votre médecin,
mais dans tous les cas, la relaxation, le fait de parler de ses problèmes,
la pratique d'une activité physique, la pratique
du yoga seront à entreprendre.
Car la nuit se prépare le jour. Le sommeil
n'est qu'un reflet de notre état général.
Et pour améliorer
notre état général, rien n'est mieux que de s'en
occuper d'une manière générale ou globale. Nous
reprendrons donc depuis le début ce programme avec les consignes
de mieux respirer, mieux se nourrir et mieux bouger avec des consignes
plus spécifiques qui concernent le recadrage de nos rythmes de
sommeil dans les 24 heures.
Voici maintenant en intégralité, sans en changer une virgule,
les conseils que je donne à mes patients lorsqu'ils souffrent
de troubles du sommeil tout simplement sous forme d'ordonnance :
Vous présentez des troubles du sommeil. La qualité de
votre sommeil est insuffisante et s'accompagne d'inconvénients
dans votre vie quotidienne.
Pour rétablir un bon sommeil naturel, je vous conseille :
De limiter la quantité d'excitants : café, thé surtout
après 14 heures.
De limiter également toutes les substances agissant sur le système
nerveux comme l'alcool, surtout le soir, de même que les repas
importants. L'alcool facilite l'endormissement mais provoque des réveils
nocturnes.
De vous coucher et vous lever toujours à la même heure.
Essayez de garder toujours les mêmes horaires sans en faire non
plus un dogme.
Ne faites pas de grasse matinée.
Réservez votre lit au sommeil.
Ce qui veut dire :
- ne lisez pas, ne regardez pas la T.V. dans le lit, ne restez pas éveillé (e)
en pensant et ressassant tous vos problèmes.
- En cas de réveil nocturne qui se prolonge plus de cinq minutes, levez-vous
et allez dans un autre lieu pour lire ou avoir une autre activité (lire
dans un fauteuil, faire du rangement, boire un verre de lait...). Ce ne sera
que lorsque le sommeil reviendra que vous pourrez retourner au lit (en général
lorsque un cycle sera passé).
- Le matin, lorsque vous vous réveillez plus tôt que le réveil,
levez-vous tout de suite. Prenez une douche fraîche et massez-vous avec
un gant de crin.
Notez dans un carnet, le matin au réveil, les épisodes de réveil
nocturne.
Réservez-vous des pauses de détente dans la journée.
Réservez-vous des loisirs dans la semaine.
Ne faites pas de sieste prolongée de plus de 20 minutes surtout en fin
d'après-midi.
Evitez les lectures ou films angoissants.
Evitez les travaux intellectuels intenses le soir avant le coucher.
Pratiquez une activité physique régulière mais pas le
soir.
Ainsi, vous disposez de tous les moyens pour rétablir dans les meilleures
conditions votre qualité de sommeil.
Vous voyez, cette liste de conseils est
simple à respecter.
Vous allez donc cette semaine, après avoir déjà vérifié la
première semaine si votre lit était en bon état
et si les conditions satisfaisantes, apprendre à vous endormir.
Il s'agit de pratiquer une relaxation.
Savez-vous que toutes les études convergent pour souligner le
rôle capital de la relaxation, et non seulement pour améliorer
le sommeil mais aussi pour améliorer qualité de vie. La
relaxation agit sur l'anxiété, elle permet de vous sentir
mieux, plus détendu, plus calme, plus serein.
Elle participe à la diminution des angoisses, et favorise la récupération
dans la dépression. Certaines études nord américaines
montrent même que la relaxation plus psychothérapie de soutien
a un effet comparable aux antidépresseurs ! C'est dire qu'elle
est un des outils les plus précieux pour vous aider à vous
prendre en main pour construire une vie équilibrée, harmonieuse
et joyeuse
Alors passez à la
pratique :
Comme précédemment, vous
allez vous allonger sur le sol et prendre conscience de votre souffle.
En faisant cela, vous avez déjà appris sans vous en rendre
compte une technique de relaxation. Vous pouvez comme vous le savez y
avoir recours dans n'importe quelle circonstance. Mais pour se relaxer,
il existe de très nombreuses méthodes qui se valent
toutes. Nous allons aujourd'hui voir comment s'aider en prenant tout
simplement
conscience de son corps.
Vous êtes donc allongés. Sentez tout d'abord toutes les
parties de votre corps en contact avec le sol. Sentez d'abord les talons
et remontez jusqu'au crâne sans oublier les bras au passage.
Puis, portez votre attention sur le visage et passez en revue toutes
les parties de votre face. Puis, descendez du visage par le cou puis
les bras jusqu'aux mains. Puis du visage, à nouveau, descendez
votre pensée par le cou, le tronc, le ventre et les jambes.
Vous avez passé en revue toutes les parties de votre corps. Vous
les avez perçues consciemment de l'intérieur et de façon
réflexe, elles se sont détendues.
Dans un second temps, vous pouvez sentir votre bras gauche qui devient
lourd et chaud, puis le bras droit, puis la jambe gauche, puis la jambe
droite.
Tout votre corps, vous apparaîtra lourd et chaud, signe de bonne
détente.
Pour cela, n'oubliez pas de vous couvrir avant de vous allonger.
Voici les consignes que je donne systématiquement à mes
patients à qui je conseille la pratique de la relaxation.
Encore une fois, je vous les donne tels quels.
Pour quitter la relaxation, vous vous levez lentement et vous essayez
de faire se prolonger quelques temps cette détente.
De cette façon, vous pourrez retrouver
un rythme de vie qui vous sera salutaire.
N'oubliez pas, un temps de sommeil suffisant
est INDISPENSABLE pour être en bonne santé physique et mentale.
DOnnez vous les moyens de respecter un
temps suffisant.
Banissez la télévision qui est dévoreuse
de sommeil (pour vous, mais encore plus gravement pour les enfants
!!!). Soyez vigilants à ne pas vous laisser emporter par la fougue
d'un programme sur internet le soir jusqu'à des heures tardives...
Les troubles du comportement alimentaire,
les troubles de l'humeur, l'anxiété se rétabliront vite en respectant
une bonne synchronisation de vie avec les 24 heures.
Par ailleurs, dans la journée, alternez
activté et repos.
Conservez des horaires approximativement
similaires pour les heures de repas. Cela aide votre organisme à se
préparer et à mieux digérer.
La semaine prochaine, nous verrons une
autre étape.
Après l'eau, le souffle, l'activité physique,
l'alimentation et les ryhtmes, nous verrons comment développer
une bonne mémoire et entretenir
ses fonctions intellectuelles.
Alors rendez-vous... dans un mois...

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