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JE BOUGE MON CORPS

Chaque mois, nous abordons un nouveau thème.

TROISIEME ETAPE : L'AIR QUE JE RESPIRE

La respiration c'est la vie :
Depuis toujours, nous avons associé la respiration à la notion de vitalité et de forme. Autant chez les Grecs avec le pneuma, chez les Indiens avec le prana, que chez les Chinois avec le Qi, le souffle avait à la fois une conception symbolique et à la fois une conception très physiologique. Aujourd'hui, le terme qui se rapproche le plus de leur signification, serait le mot "énergie". Il traduit la notion de vitalité, de dynamisme et de vie. Mais, aujourd'hui, nous sommes souvent amenés à faire une distinction : la respiration, étant le terme réservé à l'aspect plus mécanique et physiologique, le souffle étant quant à lui dévolu à l'aspect plus symbolique.
C'est pourquoi il est intéressant de comprendre pourquoi, cette respiration revêt tant d'importance dans tous les aspects de notre vie.
Certes, le symbolisme de la respiration est très riche.
Le souffle, représente tout d'abord les échanges. Echange entre l'intérieur et l'extérieur de nous même par le biais des échanges gazeux oxygène/gaz carbonique. Le souffle est aussi une charnière : charnière, entre le mental impalpable et le corps physique concret. Il est à la frontière du spirituel et du matériel. Il joue un rôle d'intermédiaire entre les processus inconscients automatiques, et les processus sous la dépendance de la volonté. La respiration, enfin, se localise dans la région du thorax, qui depuis toujours est une zone dévolue aux "sentiments", entre la tête des pensées et le ventre des besoins.
Le souffle, c'est enfin le symbole du don. C'est prendre et donner, c'est échanger et participer à un brassage permanent des gaz nécessaires à la vie. Le vivant respire.
Mais cette richesse symbolique, repose sur des réalités biologiques. Ce n'est pas sans raison que le souffle occupe une place si centrale dans notre vie et que la respiration peut devenir pour vous une source d'équilibre et de santé.
Tout d'abord, est-il vrai, comme il est courant de l'entendre dire que : "une bonne respiration permet une meilleure oxygénation des cellules et ainsi une meilleure forme ?" Malheureusement, au risque de vous décevoir, absolument pas. Lorsque vous respirez bien à fond devant votre fenêtre ouverte, lorsque vous allez en forêt, vous ne vous oxygénez pas plus que d'habitude. Bien sur, vous respirez plus à fond et vous permettez les échanges gazeux comme cela se doit. Bien sûr, une oxygénation normale est nécessaire au bon fonctionnement de l'organisme et si l'on vient à souffrir d'insuffisance respiratoire, nous ne sommes pas en pleine forme. Mais, lorsque vous respirez à plein poumon, le gain en oxygénation est dérisoire et ce n'est pas cela qui est responsable d'une amélioration de votre forme. Alors que se passe-t-il, lorsque l'on respire profondément et calmement, pourquoi consacrer un chapitre entier à la respiration si ce n'est pas pour mieux s'oxygéner ? Voyons d'abord les phénomènes mécaniques.

La respiration ; des phénomènes gazeux :
Si le gain en oxygénation n'est pas important, il n'en reste pas moins que la mesure de la capacité respiratoire est l'examen le mieux corrélé à l'espérance de vie. La mesure de la capacité vitale se fait avec l'aide d'un spiromètre. Il suffit de souffler dans un tuyau et l'on peut ainsi enregistrer le volume expiré. Pour que la respiration se fasse dans des conditions optimales, il faut que tous les systèmes organiques -et ils sont nombreux- qui y participent fonctionnent. Ainsi, par une simple mesure de la respiration, on peut apprécier le fonctionnement non seulement de l'appareil respiratoire mais également de l'appareil cardio-vasculaire auquel il est intimement lié, du système nerveux qui l'innerve, du système ostéoarticulaire qui lui permet une bonne articulation et enfin, on apprécie la bonne élasticité des tissus, reflet de la qualité du tissu conjonctif qui est le tissu de soutien de l'ensemble de notre corps. Sans être un examen très sophistiqué, la mesure de la capacité vitale, est simple et très utile pour avoir une impression générale. Elle souligne bien l'importance de la respiration dans l'espérance de vie. Il n'est donc pas faux de dire que le souffle, c'est la vie.
En entretenant l'ensemble respiratoire, composé des os de la colonne vertébrale dans sa partie dorsale, des côtes et du sternum, des nombreux muscles intercostaux et surtout du diaphragme, vous n'entretenez pas que cette région du corps. Vous entretenez également la région cervicale, lombaire et toute la région abdominale grâce aux tendons, ligaments qui sont amarrés dans ces différentes régions.
Une respiration profonde agit donc sur presque tout le corps par le simple massage et mouvement qu'elle entraîne !
Mais, il y a encore beaucoup mieux.
Ce phénomène est connu depuis la plus haute antiquité dans ses applications pratiques. La technique s'est d'abord transmise de manière secrète, puis a été réservée à quelques groupes initiés ésotériques pour enfin être devenue tellement évidente, qu'elle est utilisée aujourd'hui par toutes les personnes ayant à gérer leur stress. Sans toutefois comprendre pour autant comment cela agit.

La respiration est le reflet de nos émotions :
Il existe une corrélation étroite entre les états émotionnels que nous vivons et la fréquence respiratoire. Cela, nous l'avons toujours remarqué. Cela est tellement vrai, que les médecins anglo-saxons ont décrit un syndrome d'hyper ventilation, c'est à dire de respiration rapide, dans la "nervosité" ou les "attaques de panique".
Lorsque vous êtes tendus, que vous avez peur, que vous êtes joyeux, que vous êtes angoissés, que vous êtes déprimés, votre respiration est perturbée. Non seulement dans son amplitude, mais également dans sa : fréquence. C'est le nombre de respiration par minute qui est modifié et qui secondairement modifie la profondeur de la respiration.
Or, et c'est là tout intérêt de ce phénomène, ce qui est vrai dans un sens, l'est dans l'autre. Les émotions perturbent la respiration mais la respiration modifie les émotions. Or cette modification de la fréquence respiratoire se fait qu'elle soit inconsciente ou consciente. En pratique, cela signifie que si vous modifiez votre respiration de façon volontaire, vous entraînerez une modification de votre état. Si consciemment vous vous entraînez à respirer calmement, vous allez vous sentir plus calme et détendu. C'est simple, mais c'est génial !
Ce phénomène est du à la relation qui existe dans notre cerveau entre les régions de l'hypothalamus qui gère les émotions et les centres contenus dans le tronc cérébral qui gèrent la respiration.
Cette méthode utilisée par les yogis a donné lieu à des multitudes d'expériences scientifiques et universitaires à travers le monde pour montrer que l'on pouvait ainsi dans la majorité des situations retrouver son calme. Ce procédé est aussi bien préconisé pour stopper les crises de spasmophilie, que pour lutter contre le trac que peut ressentir un conférencier, un acteur ou une personne qui souhaite demander une augmentation de salaire. Les applications sont innombrables, dans tous les domaines ou nous avons besoin d'être plus serein et ou, malheureusement, nous nous sentons tendus. Et de plus, ça marche.


Tous mes élèves qui s'exercent au ralentissement de leur respiration vous le diront. Seul inconvénient, il faut un peu d'entraînement. Mais soyez rassurés, cela est très facile et très agréable à apprendre.

Alors, en pratique comment faire ?
Observez votre respiration :
Cette semaine, vous allez donc vous consacrer à votre respiration. Chaque jour, vous prendrez un peu de temps. N'oubliez jamais que le temps est le bien le plus précieux et que prendre son temps c'est ne pas le perdre ! C'est déjà sentir que l'on est bien maintenant dans l'instant.
Pour commencer, il faut que vous observiez comment vous respirez. Vous allez être stupéfait de tout ce que vous allez découvrir à travers une fonction qui se fait normalement automatiquement et qui nous accompagne depuis notre naissance sans que nous en ayons vraiment pris conscience. Et pourtant, elle est là depuis toujours.
Mais avant de vous allonger, ouvrez votre fenêtre et devant, sans précipitation, calmement, inspirez par le nez- en levant les bras vers le ciel et expirez encore plus calmement -toujours par le nez- en descendant vos bras le long du corps. Refaites cet exercice trois au quatre fois au minimum.
Puis, allongez-vous. Installez-vous confortablement et portez votre attention à l'intérieur de votre corps. Sentez vos côtes bouger.
Sentez votre ventre qui se soulève et s'abaisse.
Sentez l'air qui passe par les narines.
Une fois cela accomplit, demandez-vous si votre respiration se fait mieux par la narine droite ou la narine gauche ?
Demandez-vous si votre inspiration est plus longue ou plus courte que l'expiration ?
Demandez-vous si d'autres parties du corps bougent ?
Enfin, demandez-vous dans quel état de disponibilité vous êtes ? Etes-vous tendu, détendu, impatient, calme...?
Dans 95 % des cas, sans avoir rien fait d'autre, c'est à dire juste en observant votre respiration, vous vous sentirez déjà plus calme, vos idées tourneront moins vite dans votre tête, vous vous sentirez être vous-même, maître de vous..
Lorsque vous arrivez à ce stade, vous êtes prêt pour la suite de l'exercice qui est tout aussi simple. Les résultats doivent êtres obtenus avec facilité, sans aucun effort. Vous ne devez à aucun moment avoir l'impression de suffoquer, de manquer de souffle. Si tel est le cas, il vous faut revenir un peu en arrière et recommencer plus doucement.

Allongez votre respiration :
Vous l'avez compris, vous allez maintenant, lentement, amplifier votre respiration. Vous allez approfondir le mouvement du diaphragme. Cela s'appelle la respiration abdominale car le mouvement du diaphragme repousse les organes abdominaux qui soulèvent le ventre et l'ombilic.
C'est ce sur quoi vous allez vous concentrer maintenant.
A nouveau après avoir fait quelques respirations profondes avec les bras devant une fenêtre ouverte et après vous être allongé, vous observez votre "ombilic".
Il monte et descend. Mais pas n'importe comment.
Il se soulève lorsque vous inspirez : le diaphragme en se contractant s'abaisse et repousse les organes qui n'ayant pas de place sont repoussés vers le haut. L'ombilic se soulève.
Puis à l'expiration, le diaphragme se relâche, il remonte vers le haut et les organes retournent à leur emplacement initial. Suivez ce mouvement quelques respirations.
Dans un second temps, vous allez inspirer en portant les bras en arrière et expirer en apportant les bras en avant.
Prenez tout votre temps. Prenez soin de ralentir la respiration et surtout l'expiration.
L'expiration doit être plus longue que l'inspiration.
Après quelques respirations, observez à nouveau votre ombilic et amplifiez le mouvement de celui-ci.
Progressivement, vous amplifiez votre respiration, plus vous l'amplifiez, plus vous la ralentissez c'est à dire que vous en diminuez la fréquence.

Cette semaine, recommencez tous les jours cet exercice, très simple, chez vous au calme. Mais, vous n'allez pas en rester là, même si déjà cela vous procure plus de calme et de sérénité. Vous allez également l'utiliser dans la vie courante. Car ce qui est important, n'est-ce pas que cela vous soit utile dans la vie de tous les jours ?
Alors, vous allez à des moments bien précis, faire un exercice respiratoire. Avant les repas ou après les repas, à chaque fois que vous monterez dans votre voiture ou que vous serez dans les transports en commun, à chaque fois que vous arriverez à votre travail ou que vous en repartirez, vous allez faire une pause respiratoire.
Cela consiste tout simplement à porter votre attention sur le souffle.
Vous observez l'air qui sort et qui rentre par les narines.
Ressentez l'air en ayant le sentiment que vous arrivez à suivre son trajet à l'intérieur du corps.
Imaginez que vous êtes transpercé par ce souffle de haut en bas et de bas en haut.
Instantanément vous allez sentir votre corps se "replacer" en équilibre.
Vous allez ressentir le besoin de mieux vous asseoir, vous allez enfin vous sentir plus calme.

Les effets de la respiration calme et profonde :
Tout compte fait, la possibilité qui nous est donnée d'agir consciemment sur la respiration est particulièrement précieuse.
Elle vous permettra d'améliorer bon nombre de petits problèmes et de "ralentir" le processus de vieillissement comme le pensent les pratiquants du yoga et surtout éviter voir même guérir un certain nombre de maladies ou désagréments qui nous empêchent de nous sentir jeune.
En ralentissant la fréquence respiratoire et en amplifiant les mouvements respiratoires, vous agissez tout d'abord sur les troubles digestifs.
Cela peut paraître étonnant de prime abord, mais non, pas si nous comprenons que les mouvements du diaphragme se répercutent sur l'ensemble du tractus digestif et normalisent ainsi le péristaltisme intestinal pas massage.
Ainsi, le premier remède de la constipation et des lenteurs de digestion est la respiration. Non seulement le diaphragme masse les viscères mais en plus cela favorise la régulation nerveuse de l'intestin en équilibrant le système neurovégétatif.

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La constipation : un fléau de la vie moderne, s'en libérer pour retrouver la forme.
Les troubles du transit intestinal sont très répandus et bien que peu graves, ils gâchent littéralement la vie de ceux qui en souffrent.
La constipation est un symptôme et non pas en elle-même une maladie. Si la constipation est récente cela nécessite la consultation d'un médecin pour en connaître la cause, mais si votre constipation est ancienne, accompagnée de ballonnements, de douleurs, il est probable que l'on vous a déjà dit qu'il s'agissait d'une "colopathie fonctionnelle" ou colon irritable.
Dans ce cas vous pouvez osciller entre des épisodes de constipation et de "fausses diarrhées" ou parfois de vraies diarrhées.
Les fausses diarrhées se manifestent par l'existence dès le matin de selles semi-liquides ou plus exactement de petites matières diluées dans de l'eau. En général, elles sont précédées d'un bouchon sec difficile à exonérer et prolongées par le sentiment de n'avoir pas vidé complètement son intestin. De plus, une envie se reproduit dans les minutes qui suivent ou dans la soirée.
Dans ce cas nous sommes en présence d'une véritable constipation car une constipation se définit par un ralentissement du transit intestinal et non pas par l'aspect des selles.
Une fois bien identifié ce dont vous souffrez, il ne vous reste plus qu'à passer à l'action.
S'occuper de son transit nécessite d'intervenir sur de nombreux fronts à la fois. C'est une maladie plurifactorielle ou les facteurs s'accumulent jusqu'à entraîner une habitude difficile et longue à modifier.
Cependant; sans vous en rendre compte, vous avez déjà réglé trois éléments fondamentaux.
La première semaine, vous avez bu beaucoup d'eau. C'est essentiel pour réhydrater les selles.
La deuxième semaine, vous avez consommé plus de fibres alimentaires avec les légumes, les céréales, les légumineuses et les fruits, c'est essentiel pour augmenter le ballast intestinal.
Enfin, cette semaine, nous avez respiré profondément, c'est essentiel pour masser et détendre votre intestin.
Il ne vous restera plus qu'à agir sur votre activité physique, ce que nous ferons la semaine prochaine et sur votre niveau de stress général la semaine encore suivante.
Parfois il arrive que tout cela ne suffise pas. En effet, il est possible que votre intestin perdu depuis de nombreuses années l'habitude de travailler correctement. Il lui faudra alors plusieurs mois pour se "rééduquer", ne vous inquiétez pas, ne perdez pas patience, c'est normal.
Parfois, vous êtes obligés à faire appel à des laxatifs pendant un certain temps pour "relancer" la fonction et que les intestins reprennent une bonne habitude. Mais attention, il ne faut pas utiliser n'importe quoi. Certains sont plus néfastes que bénéfiques.
Il en existe six classes : Les plantes qui sont irritantes et à ne jamais utiliser, les suppositoires qui sont responsables de perturbation du réflexe et qu'il ne faut utiliser qu'exceptionnellement avec avis de votre médecin, des fruits que vous pouvez utiliser régulièrement comme les pruneaux, les mucilages comme les gommes, le son, que vous pouvez utiliser régulièrement avec l'aide de votre médecin, de même que les lubrifiants comme l'huile de paraffine et enfin, les macromolécules que vous utiliserez sur prescription médicale.
Il faut souvent les utiliser en les variant, les mixant et surtout longtemps avant de s'en dispenser.
Ce n'est qu'à ce prix, que vous diminuerez les risques de la constipation qui sont pour certains les cancers colorectaux mais pour la quasi majorité, les hémorroïdes et les fissures anales particulièrement désagréables et douloureuses qui entretiennent d'ailleurs la constipation.
Enfin, un dernier truc, pratiquez tous les matins l'exercice suivant de façon systématique tout comme vous vous lavez les dents :
Dans votre salle de bain, inspirez profondément et expirez encore plus profondément. A vide, vous allez procéder à une "fausse inspiration". Pour cela, vous ouvrez votre cage thoracique ce qui a pour effet d'avaler le ventre sous les cotes. Puis, aidez bien votre ventre à rentrer à fond sous les cotes. Ce retrait tout en douceur, puisque les muscles abdominaux ne sont pas du tout contractés, provoque un massage très intense de l'ensemble du système digestif et concoure de façon capitale à votre bien-être. Si vous voulez parfaire l'exercice et le rendre encore plus efficace, tout en restant à vide, c'est à dire en retenant le souffle, veillez à bien rengorger le cou et à relâcher le ventre. Puis toujours à vide, rentrez à nouveau le ventre et ressortez-le. Vous provoquez un "barattage" du ventre ce qui amplifie le massage. Cet exercice est d'autant plus indispensable que vous êtes sédentaire.


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Respiration et mal de dos :
La respiration profonde va également agir sur les douleurs du bas du dos. Le muscle diaphragme dont nous avons déjà évoqué le rôle sur les organes, s'attache en arrière sur la région lombaire. Si bien que lorsque vous respirez profondément, vous provoquez un massage permanent des articulations lombaires. Ceci permet de rééduquer l'ensemble des petits muscles profonds qui constituent le premier rempart de sécurité le long de la colonne vertébrale. Cette gaine musculaire est capable de mieux se contracter quand il le faut et d'éviter les "faux mouvements". Alors que trop souvent, cette gaine musculaire est soit trop relâchée, soit trop crispée.
De surcroît, en associant à cette respiration profonde, l'exercice que vous avez déjà fait cette semaine vous lutterez plus efficacement contre le mal de dos.
Rappelez-vous, il s'agit de l'exercice ou vous êtes allongés sur le dos. Vous portez les bras en arrière à l'inspiration et les ramenez en avant le long du corps à l'expiration. Cela allonge les muscles grand-dorsal et grand-pectoral permettant à l'ensemble du bassin de mieux se placer donc de moins "tirer" dans le bas du dos.

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Respiration et troubles neurovégétatifs :
Nous l'avons évoqué, la possibilité d'agir sur notre respiration est une véritable source de jouvence. Il faut bien comprendre que c'est un mécanisme tout à fait particulier et qu'aucun animal ne peut agir consciemment sur sa respiration. Il ne peut pas le faire autrement que de façon réflexe. Cette possibilité d'agir consciemment est pour nous un moyen fabuleux. Cela nous permet d'intervenir sur des processus normalement qualifiés d'automatiques. Rappelons que le système neurovégétatif, composé des systèmes sympathique et parasympathique, équilibre le fonctionnement de tous nos organes : diamètre de la pupille, battements cardiaques, salivation, digestion, transit intestinal, sueurs, respiration... Lorsqu'il existe un dérèglement, apparaissent des troubles qualifiés de neurovégétatifs. C'est alors tout le cortège des manifestations de bouches sèches, de palpitations, de troubles de la tension, d'essoufflements, de transpirations, de difficultés de digestion...
En agissant directement sur le système neurovégétatif, la respiration profonde, calme, et consciente permet de normaliser ces dysfonctionnements.

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Respiration et maladies respiratoires :
Dans les cas de maladies respiratoires, la respiration profonde et ample, permet de remplir deux fonctions.
La première est une fonction de rééducation. Elle permet en effet de développer les possibilités respiratoires par une bonne ouverture de la cage thoracique et une bonne mobilité du diaphragme, en évitant les phénomènes de diminution de la capacité vitale, mais ce n'est pas tout.
Dans toutes les maladies respiratoires, il existe une composante anxieuse importante car tous ces troubles sont fortement anxiogènes. En effet, lorsque l'on a du mal à respirer, on a le sentiment de s'étouffer et cela provoque une angoisse qui majore le trouble.
La respiration profonde permet dans ces cas, de reprendre en main sa respiration et d'éliminer la composante d'angoisse. Le trouble peut alors parfois s'évanouir de lui-même lorsqu'il est entretenu par l'angoisse. C'est fréquemment le cas pour l'asthme, mais c'est également vrai pour l'emphysème, la bronchite chronique.

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Les troubles du sommeil et l'anxiété :
Nous détaillerons ces thèmes les semaines suivantes, mais il était indispensable que nous les évoquions comme étant des troubles qui bénéficient de façon incomparable de la respiration.
Si vous avez des troubles du sommeil, juste avant d'aller vous coucher, respirer profondément et consciencieusement.

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Respiration et tabac :
Nous nous occupons cette semaine de l'air et nous voulons en profiter pleinement. Il est donc inévitable de parler de sa qualité.
Si malheureusement, celui-ci est très fréquemment pollué, occupons nous d'abord de ce qui est directement en notre pouvoir et voyons ce que nous mettons, nous-mêmes, dans nos poumons.
Il n'est pas nécessaire de revenir sur les méfaits engendrés par le tabac à tous les niveaux de notre organisme : respiratoires, O.R.L., dentaire, digestif, urinaires, cancers, maladies cardiaques, infections...Vous les connaissez suffisamment. Votre entourage ne se prive pas de vous les rappeler régulièrement ce qui vous agace d’autant plus.
Alors que faire ?
Vous avez déjà essayé plusieurs fois, vous avez pris du poids, vous êtes dépendant et vous n'arrivez toujours pas à arrêter :
C'est normal car malheureusement le tabac est une véritable drogue qui lorsqu'elle nous tient ne nous lâche pas commodément.
Comme toute les drogues, elle crée une dépendance et une accoutumance.
Ce phénomène se produit pour 70% de la population. Une fois prise les premières cigarettes, le processus de spirale infernale s'enclenche et il en faut toujours plus et le manque nous fait souffrir.
En général, on se stabilise à une certaine dose : 1 paquet, 2 paquets voir plus.
Alors voyons tout d'abord si vous êtes dépendants ?
Fumez-vous des brunes (1 point) ou blondes (0 point),
des filtres (0 point) ou sans filtres (1 point),
inhalez vous la fumée (1 point),
fumez-vous à jeun le matin (1 point),
fumez-vous dès que vous sortez du cinéma (1 point),
fumez-vous même lorsque vous êtes enrhumé (1 point),
fumez-vous moins de 10 cigarettes par jour (0 points), entre 10 et 20 ( 1 point), entre 20 et 30 (2 points) ?
Fumez-vous depuis moins de 10 ans (0 point). Entre 10 et 20 ans (1 point), plus de 20 ans (2 points).
Vous avez ainsi évalué votre dépendance par vous-même.

Si vous n'avez jamais réussit à vous arrêter, sachez plusieurs choses.
Plus vous essaierez, plus vous avez de chance de réussir. Il est important de le préciser, car ce n'est pas évident du tout au premier abord. En effet, nous pourrions penser que si nous n'y arrivons pas la première fois il est inutile d'essayer or c'est exactement l'inverse qui est vrai. La première fois que nous tentons arrêter, nous avons moins de chance de réussir que si c'est la 3ème.
Aujourd'hui, il existe de nombreux moyens pour aider au sevrage du tabac. J'ai moi-même été responsable d'une consultation spécialisée dans l'aide au sevrage du tabac durant 7 années à l'Assistance Publique et bien que je sache combien cela est difficile, je sais également que c'est possible. Patchs, gommes, acupuncture, stratégies... tout peut participer à la réussite. Voici quelques conseils que je donne systématiquement à mes patients. Je vous les livre tels quels, sans rien y changer :

Vous souhaitez arrêter de fumer :
Vous savez que s'arrêter de fumer est essentiel pour votre santé. (Qualité de la peau, des tissus, troubles cardio-vasculaires, cancers, infections O.R.L....).
Vous en avez assez d'être dépendant de cette drogue, des méfaits qu'elle occasionne, de l'odeur...
Pour se défaire de cette dépendance, il faut le faire brutalement et proscrire toute nouvelle cigarette.
En effet, une cigarette en appelle une autre comme toute véritable drogue. Mais l'arrêt brutal provoque une sensation de manque (irritabilité, déprime, compensation en mangeant plus...).
La séance d'acupuncture, plus les patchs, vont vous aider à ne pas avoir les effets secondaires dus à ce sevrage.
Dans le court terme, cela ne devrait pas poser de difficultés. Dans le long terme, il faut savoir que refumer ne serait-ce qu'une cigarette vous exposerait à recommencer à fumer. Il ne faudra donc jamais en reprendre une (vous savez, la cigarette que l'on prend lors d'une fête ou celle que l'on prend un jour lorsque l'on se sent tendu !).
Trois éléments de votre vie quotidienne vont vous aider :
Respirer profondément le plus souvent possible (mais calmement).
Faire du sport ou pour le moins s'activer physiquement.
Faire attention à votre alimentation. Voici quelques consignes générales.
- Réduire votre consommation d'alcool.
- Réduire tous les excitants.
- Réduire la viande.
- Privilégier les légumes.
Les résultats sont excellents. Ils peuvent atteindre jusqu'à 100% d'après certaines études.
Dans le cas ou vous auriez besoin d'un renseignement ou d'une aide, n'hésitez pas à le faire, contactez une personne qui peut vous aider.

De l'air pur !

Vous l'avez compris, la respiration est essentielle et l'air que nous respirons devient dans notre recherche de l'essentiel le symbole de cette quête.
Quoi de plus naturel, de plus essentiel mais également de moins voyant, de moins "consommable" que l'air.
Et pourtant, aujourd'hui cette essence de la vie est mise en péril. La pollution nous guette, dans les villes, dans nos appartements, dans nos voitures.
Les cheminées crachent, les tuyaux refoulent, en permanence sans que l'on puisse s'en rendre compte, des gaz toxiques. L’espace de nos bureaux est contaminé par l’amiante (+ de 600 nouveaux cas par an de cancer de poumon), et en augmentation constante selon les prévision jusqu’à l’an 2010 avant que les mesures de prévention ne soient effectives.
Et inexorablement, notre attention se porte sur ce qui passait inaperçu auparavant : l'air. Cet objet impalpable, inodore, incolore, sans saveur, que l'on ne peut pas stocker devient l'enjeu numéro un de notre santé. Ne pas manger, nous pouvons le faire, ne pas respirer, cela ne peut se faire au mieux que durant quelques minutes !
Alors, en attendant quelques décisions et progrès, en attendant que les voitures et les usines soient rendues propres, nous allons nous organiser pour faire des cures "d'oxygénation" et compenser ces méfaits.
Tout d'abord, même par temps froid, par temps pluvieux et plus encore s'il vente, n'hésitez pas à aérer vos pièces et à sortir dehors.
Plus vous marcherez dehors par ces temps, plus vous vous renforcerez bien sûr. Ne le faites pas si vous êtes asthmatique ou bronchitique et souffrez de l'humidité. Encore que, progressivement, cela vous rendra plus résistant. Dans tous les cas, faites le sans excès.
En plus d'un renforcement de votre immunité, sachez que c'est surtout par ces temps que la pollution est la plus basse. En marchant dehors, vous permettez à votre organisme d'éliminer un maximum de substances et de respirer normalement.
En plus des marches au sein des villes que vous ferez quotidiennement comme ces deux dernières semaines, organisez-vous des sorties le week-end en forêt, à la mer, à la campagne, à la montagne. Ne restez pas enfermé systématiquement chez vous ou dans des salles surchauffées ou enfumées.
Surtout, prévoyez de passer vos vacances à l'air libre et pur.
La prochaine fois que vous penserez à votre futur destination, pensez à ces éléments là et tenez en compte. Cela pourra orienter de façon décisive votre lieu de villégiature. Ainsi, lorsque vous rentrerez de vacances, vous aurez vraiment le sentiment de vous être reposé et non pas de vous être fatigué.
Au départ, cela peut légèrement fatiguer : voir même exciter, mais après quelques jours de changement, cela vous procurera un sentiment de bien être.
Ce sentiment de bien être est du non seulement à l'absence de pollution mais à la présence dans l'atmosphère de particules en suspensions qui sont appelées des ions négatifs. Ceux-ci ont un pouvoir d'amalgamer les particules en suspension pour les neutraliser et de stimuler l'organisme. A la montagne, à la mer, à la campagne, dans la forêt, le taux d'ions négatifs est élevé par rapport à celui des villes. Certains fabricants commercialisent sur le marché des appareils producteur d'ions négatifs. Un grand nombre de mes patients qui en utilisent chez eux en sont effectivement très satisfait, mais très honnêtement, je n'ai pas à ma connaissance d'études sérieuses sur le sujet. Le seul conseil que je puisse vous donner et qui est certain, c'est d'organiser le plus possible des séjours en dehors des villes.
Toutefois, attention aux campagnes, qui utilisent de très nombreux produits d'épandage responsables d'une certaines pollutions ambiantes sources de troubles de santé. Soyez donc vigilants à ne pas y aller un jour ou les produits sont déversés à grande échelle ! Les agriculteurs sont atteint plus que d’autres par des maladies du système nerveux (cancer du cerveau, maladie de parkinson)
Enfin, dernier conseil, méfiez-vous de toutes les substances volatiles tant d'origine industrielle que domestiques ou encore agricoles. Les insecticides, les pesticides, les gaz propulseurs et les agents traitants sont sources de pollution aérienne considérable.


En pratique :
Cette semaine, les mécanismes de la respiration et l'air que vous respirez vont occuper toute votre attention.
Vous devez vous entraîner chaque jour chez vous. Vous devez faire des pauses régulièrement tout au long de la journée mais à des moments qui ne doivent pas vous déranger.
Enfin, vous devez continuer à marcher comme vous le faites régulièrement depuis la première semaine, vous devez sortir respirer le week-end et peut-être démarrer un programme antitabac. Pour cela, n'hésitez pas à consulter, soit votre médecin, soit des associations qui vous aideront.
Ce que vous ferez cette semaine est décisif pour les années à venir. Ne le sous estimez pas. De votre décision et de ce que vous allez faire, dépend votre santé, votre espérance de vie! Ne croyez pas que cela soit seulement une idée de médecin. Le souffle c'est la vie.

Prendre son temps pour respirer tranquillement et profondément plusieurs fois par jour.
S'entraîner tous les jours pour bien prendre conscience de sa respiration.
Aérer le plus possible ses habitations.
S'aérer le plus souvent possible en allant à l'extérieur des villes.
Eviter les environnements polluants (solvants, pesticides...) domestiques ou industriels.


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