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DEUXIEME SEMAINE : JE MANGE
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prochaine étape disponible à partir du 1er mars sur
ce site : au programme : je respire.
CHAPITRE DEUXIEME : JE MANGE
Toutes les études scientifiques le confirment : La nourriture
que vous prenez chaque jour conditionne votre santé à tous
les niveaux. C'est un des éléments clef de votre forme
et de votre longévité. Une bonne alimentation est la meilleure
garantie anti-âge.
Que ce soit les maladies telles l'infarctus, l'angine
de poitrine, l'hypertension artérielle, les hémiplégies, les cancers, le diabète,
l'ostéoporose... la façon dont chaque jour vous vous nourrissez
détermine leur survenue, leur aggravation ou inversement, leur
guérison.
Il n'y a rien d'étonnant à cela, notre corps est programmé pour
fonctionner de manière optimale avec un certain type de carburant.
Si vous ne l'adaptez pas tout à fait en proportion, qualité et
quantité, vous vous exposez à des dérèglements.
Notre corps fonctionne au travers de milliers de réactions bio-chimiques.
Ces réactions font elles-mêmes intervenir des milliers de
substances bio-chimiques. C’est dire l’importance des substances
que vous ingérées chaque jour qui peuvent les modifiés
dans un sens ou dans un autre. Il suffit donc de connaître précisément
les meilleurs aliments pour nous protéger de ces maladies et c'est
justement l'objet de toutes les dernières études scientifiques.
Si vous donnez de la viande sous forme de boulettes à des lapins,
tout en modifiant le goût pour qu’ils ne la refuse pas, dans
les semaines qui suivent, apparaissent des plaques d'athérome
considérables, dramatiques conduisant à l'infarctus. Rien
de tel si vous donnez de la viande à un félin ! Le premier
est fait pour manger de l'herbe, l'autre est un carnassier. Si vous inversez
le "carburant" que vous leur donnez, inévitablement
se produisent des méfaits. Il n'y a pas de doutes, il y a des
aliments qui conviennent et d'autres non pour un même animal. Il
en est de même pour tous les organismes vivants. L'homme n'échappe
pas à cette règle.
Si, depuis la nuit des temps, l'homme est considéré être
un omnivore, c'est parce que n'étant pas programmé de façon
très stricte pour ses "envies" et ses comportements,
il peut manger de tout. Cela lui a permis d'être mieux adapté pour
survivre. Mais s'il est peu régit pas ses instincts pour "choisir" et
s'il est très éclectique, en aucun cas il peut manger n'importe
quoi, n'importe quand et n'importe comment. A la longue, cela engendre
de graves conséquences. Inversement, si vous utilisez le bon "carburant",
vous vous préservez des dégâts souvent mis sur le
compte de l'âge alors qu'il n'en est rien.
Voici certainement l'adage qu'il vous faut inscrire
en lettre d'or et retenir. "Vous pouvez manger de tout mais pas n'importe quoi, n'importe
quand, n'importe comment".
Malheureusement, c'est bien l'absence de cette règle stricte qui
a permis, les dernières années, l'aggravation de façon
inquiétante des troubles du comportement alimentaire avec leur
cortège de conséquences catastrophiques pour la santé.
Comprenez bien : l'homme est "relativement" libre dans ses
choix. Seules des habitudes, une éducation et une culture peuvent
le limiter. Or, l'absence depuis quelques années de "références",
associé à la prolifération de plus en plus d'aliments "bons" et
agréables grâce à des prouesses organoleptiques de
la part des industriels, conduit à une prolifération d’erreurs
diététiques et nutritionnelles avec le cortèges
de préjudices qu'elles procurent.
C'est dommage, car inversement, les scientifiques savent qu'une bonne
alimentation peut inverser les problèmes. Elle peut augmenter
l'espérance de vie, diminuer les plaques d'athéromes déjà constituées,
abaisser la tension artérielle, faire disparaître la majorité des
diabètes, empêcher l'apparition d'infections urinaires,
garder la peau en bon état... N'est-il pas plus agréable
de se sentir bien dans sa peau, dans sa tête et dans son corps
que de le vivre comme
un "boulet" ?

Comme l'objet de ce livre n'est pas de reprendre toute la théorie
de l'alimentation, mais de vous aider de manière très concrète
et pratique à être mieux dans votre corps et ralentir le
vieillissement, nous allons tout de suite retourner dans votre cuisine
pour y faire l'inventaire. Dans un deuxième temps, nous ferons
les courses ensemble pour se munir des produits indispensables.
Cette semaine, nous allons nous organiser pour que dans votre cuisine
ne figure que les aliments santé et éliminer les aliments
appauvrissant.
Vous allez avoir d'autant plus de facilité à savoir ce
qui vous convient que vous avez, depuis une semaine, noté tout
ce que vous avez mangé. A la suite de ce bilan, vous avez regroupé par
catégorie d'aliments ce que vous avez pris. Combien de fois avez-vous pris des légumes ? C'est la première
des choses qui m'intéresse. C'est ainsi que je procède
systématiquement avec mes patients et vous allez tout de suite
comprendre pourquoi.
Il faut que vous en mangiez au minimum deux à trois fois par jour
! Or nous sommes souvent très loin du compte car cela fait en
moyenne entre 21 et 28 fois par semaine ! Ce qui pourrait apparaître
comme excessif est très loin de l'être.
Les légumes constituent votre premier passeport pour vous permettre
de retrouver ligne, santé, forme. Tous les jours, les recherches
mettent en évidence qu'ils contiennent des substances bénéfiques
pour nous préserver des maladies et du vieillissement prématuré.
Voici les aliments anti-âge, les plus étudiés et
les plus à l'honneur :
- Les choux : les brocolis, les choux fleurs, les choux verts.
- Les légumes à feuilles vertes (épinards, salades,
choux, persil, poireaux).
- Les carottes, les abricots, les aliments qui d'une façon générale
sont orangés.
- L'ail et l'oignon.
- Le soja, une mine d'effets bénéfiques.
- Les haricots.
- Les fruits (cassis, cerises, prunes, pommes).
- La tomate, le poivron.
- Les graines de pépin de raisin.
- Le thé vert.
- Les agrumes.
- Les noix et noisettes.
Nous allons nous limiter ici dans cette liste. En effet, à travers
elle vous sentez bien l'importance des légumes et des fruits et
seul, un dictionnaire encyclopédique serait suffisant pour énumérer
légume après légume, fruit après fruit les
bénéfices à escompter.
Vous vous dites d'ailleurs que intuitivement, vous aviez déjà bien
perçu qu'ils étaient directement adaptés aux besoins
de notre organisme. Comme certains de mes patients et élèves
me le précisent, nous sommes bien des "chimpanzés
hominoïdes" et notre alimentation spécifique s'approche
de celle de ces animaux qui ne sont que nos cousins très proches.
En pratique, il faut donc que dès cette semaine, vous garnissiez
vos repas de tous ces aliments. Vous allez faire une «cure».
Systématiquement, vous prendrez AU MINIMUM CINQ portions
de légumes/fruits
par jour.
Par exemple pour les légumes : L'une sous forme de crudité,
l'autre sous forme le légumes
cuits et la troisième soit crue ou cuite soit encore sous forme
de potage.
De plus vous prendrez AU MINIMUM un fruit à chaque repas.
Ainsi, vous garantissez le meilleur fonctionnement qui soit de votre
organisme.
Vous vous prémunissez des cancers de toutes sortes, vous vous
prémunissez des maladies du coeur et des vaisseaux, vous vous
prémunissez des troubles de la constipation, vous vous prémunissez
de la maladie d'Alzheimer, vous vous garantissez une meilleure denture,
car vous allez être amené à mieux mastiquer et déchiqueter,
vous diminuez la fréquence des caries etc., etc.
Vous avez certainement remarqué, que nous avons commencé notre
réorganisation de nos repas, par ce que vous deviez prendre et
non pas en vous interdisant tel ou tel aliment.
En effet, nous avons constaté que pour bon nombre de personne,
le principal déséquilibre alimentaire provenait du fait
qu'il n'avaient pas assez d'aliments de cette catégorie plus qu'un
excès des autres. Et c'est en fait une augmentation proportionnelle
des autres classes d'aliments qui se produit et crée ainsi des équilibres
instables source de maladies et vieillissement prématuré.
La première mesure à prendre simple est donc celle qui
consiste à introduire les aliments cités plus haut et d'en
faire tout simplement une cure !
Vous diminuerez sensiblement, sans vous en rendre compte, les autres
classes en excès.
Les féculents doivent être également obligatoirement
présents aux repas dans le cadre de bonnes habitudes alimentaires.
(Nous verrons qu'il faut distinguer les habitudes alimentaires qui doivent être
pratiqués en permanence, des régimes qui ne peuvent qu'être
momentanés et enfin des repas de fête qui ne doivent être
qu'exceptionnels).
Dans la catégorie des féculents nous distinguons ; les
céréales, les tubercules et les légumineuses.
Commençons par les céréales et à tout seigneur
tout honneur, parlons en premier lieu, du blé, qui dans notre
culture occupe la première place. Le blé, peut se consommer
sous forme de semoule dans les potages, les préparations à base
de lait, le couscous, le taboulé ou de graines entières
comme l'épeautre ou concassées comme le pil-pil ou le boulghour,
enfin sous forme de farine travaillées et cuites comme les pâtes
ou le pain (farine et eau) ou encore la pâtisserie (dans ce cas,
s’incorporent des matières grasses sous forme de lait, oeuf,
huiles ou matières grasses animales).
Mais il n'y a pas que le blé. L'avoine, l'orge émondé,
la sarrasin, le maïs, le riz sont également des céréales
très utilisées dans le monde entier. Le riz pour l'Asie,
le maïs pour le continent Nord Américain. Nous parlons ici
des céréales de base à un plat principal. Mais de
plus en plus , se consomment des céréales «sucrées» au
petit déjeuner : blé soufflé, pétales de
mais doré... Pour ces aliments il faut être extrêmement
vigilant car ils sont une source considérable de sucres-rapides
: miel, sucre, chocolat....
Puis l'inévitable tubercule qui a révolutionnée
nos habitudes alimentaires depuis le XIXème siècle après
avoir eu du mal à s'implanter pour des raisons idéologiques.
Nous avons cité : la pomme de terre. Sous toutes les formes de
cuisson : vapeur, écrasée, frite, sautée, bouillie, à la
cendre... ce qui lui vaut être l'un des premiers aliments à l'honneur.
Et surtout rappelons bien une chose essentielle : la pomme de terre n'est
pas en elle même riche en calorie. Elle est aussi riche en calorie
qu'une pomme (le fruit). Ce qui fait qu'elle est souvent considérée
comme préjudiciable dans les excès de poids, c'est son
mode de cuisson. En effet, si elle est sautée dans de la graisse
ou de l'huile, si elle est consommée en friture, si elle est accompagnée
avec une plaquette de beurre, si elle est mangée dans une raclette
avec du fromage, si elle est consommée devant la télévision
de façon automatique sous forme de chips, alors là, oui,
les calories deviendront excessives. Si de surcroît cela se reproduit
régulièrement, les calories s'ajouterons aux calories et
votre consommation dépassera vos dépenses ce qui se traduira
par une prise inévitable de poids. Mais, si vous la mangez normalement,
cuite à la vapeur, bouillie, sous la cendre, elle est riche de
nombreux nutriments bénéfiques, rassasie très bien
et "ne fait pas grossir".
Citons à titre anecdotique une autre tubercule qui est très
prisée en Afrique mais peu sur les autres continents, à savoir
le manioc.
Enfin abordons la dernière classe de féculents : les légumes
secs ou légumineuses qui sont extrêmement riches en protéines
et autres substances : énumérons les principales : lentilles,
pois secs, haricots blancs, soja jaune, soja vert. Ce sont en fait tout
comme les céréales des graines. C'est à dire qu'elles
sont pour la plante, qui doit se reproduire, sa réserve d'énergie.
Tout est contenu dans ces petits sacs pour permettre à la plante
de se développer. Il n'y a donc rien d'anormal à ce qu'elles
apportent une quantité de nutriments indispensables à notre
santé. Rappelons que les dernières études leur prêtent
des agents anti-cancers, préventifs de l'ostéoporose et
anti-maladies du cœur.
XXXXX Le soja est riche.....
Ces féculents ont tous été délaissés,
plus ou moins depuis le début du siècle. De façon
inquiétante pour les légumes secs que l'on appelait la "viande
du pauvre", mais de façon bien réelle également
pour les céréales que ce soit sous forme de pain ou de
riz. La peur de grossir et l'amalgame entre certains régimes et
les nécessaires habitudes de vie ont conduit progressivement à un
abandon de ces aliments. Nous ne mangeons aujourd'hui plus que 40g de
pain par jour en moyenne. C'est à dire une tranche 1/3. Or, il
faut que ces aliments soient présents. Ils sont rassasiants, c'est à dire
qu'ils calment la faim et riches en glucides, magnésium, vitamines
du groupe B, en fibres améliorant le transit intestinal et en
protéines sans compter d'autres sels minéraux ou oligo-éléments
qui ont tous un rôle fondamental.
De plus ils sont présents dans presque tous les plats traditionnels
! Pour notre plus grand plaisir.
Et contrairement à une idée communément admise,
cela ne fait pas grossir. Bien sûr, il faut relativiser, aucun
aliment ne fait grossir ou maigrir en lui-même, c'est sa quantité absolue
et relative qui est importante. Mais si vous mangez régulièrement
des "féculents", vous ne prendrez pas de poids au contraire.
Il faut que chaque jour, vous mangiez au moins deux fois des féculents.
Sous les diverses formes proposées. Cette semaine par exemple,
faites-vous à la fois plaisir et oeuvrez à votre bonne
santé. Redécouvrez ces aliments. Pourquoi ne feriez-vous
pas un Cassoulet ? Equilibré en légumes secs et en viande,
ce serait un excellent moyen de réintroduire des aliments trop
longtemps délaissés. Mais ce jour là, vous ne mangerez
que ce plat traditionnel éventuellement avec une salade avant
ou après et un fruit. Vous délaisserez le fromage, les
pâtisseries.
Puis la semaine prochaine, faites-vous un autre légume sec ; ce
peut-être du soja jaune. Ainsi, une fois par semaine, vous varierez
ce type de plat. Vous pourrez en augmenter la fréquence en hiver,
mais même en été, ne les délaissez pas. Une
soupe minestrone avec haricots blancs et légumes, un plat de lentille
sont bien venus et consommé normalement seront des partenaires
essentiels pour conserver votre jeunesse sans préjudice aucun
pour votre ligne.
Vous vous êtes certainement rendu-compte que nous avons commencé par
tous les aliments qui étaient d'origine végétale.
En effet, nous sommes tout spécialement conçu pour les
consommer en majorité. Ils doivent représenter plus de
70% de notre alimentation.
N'oublions pas non plus les huiles végétales qui sont
des atouts précieux pour votre santé.
Une seule règle est à retenir, il faut les varier. Evidemment
soyez très exigeant quant à la qualité de l'huile,
mais le mieux est de passer de l'une à l'autre et en fonction
des modes de cuisson et des plats d'en varier. Aujourd'hui, l'huile d'olive
exerce un certain dictat qui n'est pas de mise. Certes, elle est excellente
et avec sont goût fruité parfumé elle évoque
les cigales et le soleil, mais si elle est bien équilibrée
en graisses saturées, mono insaturées et poly insaturées,
si elle doit être systématiquement de première pression à froid
ne supportant pas le chauffage, il n'en reste pas moins qu'elle n'est
pas la seule à exercer une action positive dans la santé :
Les huiles de colza (nouveau mode de fabrication), de noix, d'huile de
blé, de sésame sont également bonnes,.
Voici-donc ce que vous allez faire :
Vérifiez les bouteilles d'huile que vous avez chez vous. Sont-elles
anciennes ? Si oui, il faut les jeter car les huiles rancissent et donc
s'oxydent ce qui les rend impropres à la consommation. Gardez
les, si vous ne les consommez pas rapidement, au réfrigérateur
au moins les plus fragiles comme l'huile d'olive et dans des bouteilles
opaques à la lumière.
Puis ayez une huile pour les fritures. L'idéal est l'huile de
Colza qui résiste très bien à la chaleur. A côté disposez
des autres huiles déjà énumérées :
Noix, Colza. Vous les utiliserez à tour de rôle dans vos
salades quotidiennes.
Si vous n'avez pas d'excès de poids, et que vous souffrez de troubles
de constipation voir d'athérosclérose, prenez une cuillère à soupe
1/2 huile d'olive 1/2 colza le matin à jeun. Certes, ce n'est
pas très
idéal pour débuter la journée en ce qui concerne
son goût, mais radical dans bien des cas pour ces affections. Si
vous ne craignez pas de faire fuir les autres, il ne vous reste plus
qu'à prendre également un peu d'ail sur du pain complet
et vous aurez tous les aliments anti-cancer et anti thrombose artérielle.
Ces huiles s'opposent dans l'organisme à la formation des "radicaux
libres", tout comme un grand nombre des végétaux énumérés
précédemment. Cela empêche les phénomènes
inflammatoires de se produire. Dans toutes les maladies dégénératives
elles diminuent l'intensité et les douleurs qui en résultent.
Comment ? Tout simplement parce que les constituants de ces huiles vont
entrer en compétition avec les produits qui sont fabriqués
lors des phénomènes inflammatoires et de ce fait les limiter.
C'est tout simple, mais ça marche ! Faites le test, lors d'une
poussée d'arthrose, d'une poussée inflammatoire d'une autre
maladie, vous verrez vous souffrirez moins longtemps, moins intensément
et récupérerez par voie de conséquence beaucoup
plus vite avec moins de séquelles.
De plus, vous le savez bien. Si vous voulez prévenir et même
soigner une maladie athéromateuse, prenez chaque jour : un mélange
des huiles énumérées précédemment.
Mais sachez que cela nettoiera non seulement toutes vos artères
mais également toutes les cellules de votre corps.
-
Passons maintenant à la viande. Nous avons eu la fâcheuse
habitude depuis le début du siècle d'augmenter régulièrement
notre consommation de viande. Même si la consommation de viande
n'est pas indispensable à la santé, une consommation régulière
est bénéfique. Cela favorise le développement et
la croissance des tissus ainsi que l'entretien de nos cellules. Mais,
il s'avère que nous avons été excessifs depuis le
début du siècle. Nous n'avons pas besoin d'une quantité importante
de viande or, nous en mangeons trop. Cela conduit à un déséquilibre
qui doit être re-stabilisé aujourd'hui. Toutes les études
ont montrées qu'elles étaient riches en acides gras saturés
ce qui favorisait les maladies cardiaques. Voici donc les règles
quant à la fréquence avec lesquelles on peut les consommer
: Pas plus d'une fois par jour. Ce qui se traduit par : quelquefois de
la viande blanche par semaine et quelques fois de la viande rouge par
mois. Idem pour la charcuterie. Un excès conduit aux maladies
cardio-vasculaires, aux cancers, à l'ostéoporose et à toutes
les maladies déjà évoquées.
Les laitages doivent être consommés régulièrement
sans excès.
Si il n'y a pas d'intolérance !!! En cas de doute, adressez
vous à votre médecin.
Prenez chaque jour deux portions de laitage, car les études montrent
qu'ils diminuent le risque de cancer du sein et renforcent l'ossature.
Une portion fait 30g soit 1/8ème de camembert. C'est un petit
morceau de gruyère. C'est un yaourt, c'est un verre de lait. Vous
pouvez en prendre une au petit-déjeuner et l'autre à l'un
des deux repas voir à 16 heures si vous souhaitez faire une pause
pour éviter une faim de loup dans les heures qui suivent. Bon
nombre de prise de poids ne sont que la conséquence d'un grignotage
de petits bouts de fromage dont on ne se rend même pas compte.
Vous savez, lorsque l'on rentre chez soi le soir tard et que l'on a une
petite faim, rien de plus facile que d'ouvrir le réfrigérateur
et en attendant le repas de prendre un morceau puis un autre. Juste en
attendant pour se caler un peu. Oui, c'est vrai mais cela s'additionne
et à la fin de l'année, nous sommes tout surpris d'avoir
pris 1 ou 2 kg.
En 10 ans, le calcul est facile à faire !
De plus, si vous buvez du lait, préférez le 1/2 écrémé.
Mais encore une fois, s'il n'y a pas d'intolérance.
Les matières grasses d'origine animale comme le beurre, le saindoux...
peuvent accompagner les plats mais ne doivent pas être consommés
de façon systématique. Elles doivent être limitées à de
petites portions, et toujours crues, si vous souffrez de maladies du
cœur. Le beurre, bien évidemment, ne sera jamais frit car
il s'oxyde dangereusement pour devenir dans ce cas cancérigène.
Le beurre noir qui n'est autre qu'un beurre calciné doit être
banni, source de très nombreux radicaux libres. De même
que tous les aliments brûlés, calcinés, dont les
fumées des barbecues.
Mais préférez le beurre aux autres margarines.
Le poisson :
Tout le monde connaît aujourd'hui l'intérêt des huiles
de poisson des mers froides dans les maladies du cœur et des vaisseaux.
Ils sont riches en acides gras poly insaturés de la série
oméga 3. (Les huiles végétales, elles sont de la
série oméga 6, sauf le colza, les noix, le lin, la cameline,
le germe de blé). Ils permettent d'une certaine façon
de "mieux nettoyer" les vaisseaux sanguins. Leur intérêt
est également prouvé comme anticancéreux.
Pour nous, la conclusion à en tirer est simple. Dès cette
semaine, vous prendrez au moins trois fois :
Des harengs ou des sardines ou du saumon.
Quant aux boissons, si toutes les études montrent intérêt
d'un verre ou deux de vin par jour pour améliorer l'espérance
de vie, (ce qui serait une des explications du paradoxe Français
dont nous reparlerons), elles s'accordent également à tirer
la sonnette d'alarme quand la consommation en devient supérieure.
En effet, il est inutile de rappeler les conséquences dramatiques
de l'excès d'apport d'alcool. Outre la dépendance qu'il
exerce, il provoque des troubles neurologiques, des troubles du comportement,
des troubles hépatiques, des troubles immunitaires, des cancers,
des troubles digestifs...
Vous pouvez, dès cette semaine, faire un test pour évaluer
votre taux de dépendance à cette boisson. Faites une semaine "zéro
alcool ou vin".
Si cela vous est possible sans aucune réticence, vous n'avez aucune
dépendance.
Si la seule idée de ne pas en prendre du tout pendant une semaine
vous est déjà désagréable, c'est que vous
avez déjà une dépendance.
Si vous pouvez vous en passer mais en en souffrant, votre dépendance
est encore plus marquée.
Enfin si vous ne pouvez pas vous en passer ni même réduire
votre consommation, vous présentez une dépendance.
Il faut alors en parler à votre médecin ou réfléchir à une
stratégie pour vous aider à vous en débarrasser.
Attention, ceci ne comporte aucune intention morale. L'alcool est une
substance qui est anxiolytique, c'est à dire qui détend
et peut rendre gai. C'est pourquoi elle est tant utilisée. Malheureusement,
elle crée une dépendance et a de nombreux effets secondaires.
Vous pouvez être certain que compte tenu de tous les inconvénients
qu'elle entraîne, jamais "l'agence du médicament" qui
délivre les autorisations de commercialisation, n'aurait jamais
donnée son accord pour que "l'alcool" soit utilisé comme
anxiolytique.
Sachez que la seule boisson indispensable à l'homme, est l'eau.
C'est pourquoi, non seulement, il faut réduire la consommation
d'alcool à une consommation "raisonnable", mais il faut
faire la guerre, dans un autre domaine, aux boissons sucrées tels
les sodas et jus de fruits. Non pas, évidemment, si la consommation
est irrégulière, et non pas, pour des raisons idéologiques.
Ce n'est pas parce que ces boissons contiennent historiquement du coca
et qu'elles viennent d'outre atlantique qu'il ne faut pas les boire mais
c'est bien parce qu'elles sont la première source d'apport calorique
chez vos enfants et petits enfants ! Si vous avez plus de cinquante ans,
vous n'êtes pas concerné directement. Vous n'en buvez pas
régulièrement et il y a même fort à parier
que vous ne les aimez pas. Mais, vous avez un devoir d'éducation
envers vos petits enfants et vous devez veiller à leur poids.
Or avec la consommation de sodas apparaît plus facilement une obésité.
Et pour vous-même, vous devez savoir que ce ne sont pas du tout
des boissons anti-âge bien au contraire. Ces boissons favorisent
de par leur composition la constitution d'ostéoporose. Ce serait
dommage de se casser une vertèbre ou le col du fémur et
d'être immobilisé avec tout ce que cela comporte uniquement à cause
d'une trop grande consommation de sodas.
Préférez de l'eau, préférez manger les fruits
au lieu de boire leur jus. Vous serez mieux rassasiés, vous bénéficierez
de la présence de fibres et d'autres vitamines absentes du jus
qui sont autant de facteurs de réjuvénation.
Si depuis le début, nous avons énuméré les
différentes catégories d'aliments, nous disposons aujourd'hui
de plus en plus d'aliments transformés. Industrialisés.
Et avec eux, les problèmes arrivent plus nombreux et plus inquiétants.
Il n'y a rien de vraiment dramatique en France, aujourd'hui, car nous
avons une culture et une tradition qui nous protègent encore.
Ce d'autant que nous avons plus de 45 ans. Mais pour les jeunes générations,
le problème n'est pas le même.
Qui dit produit industrialisé, dit produit bon à consommer
tout de suite et bon au goût. C'est dire qu'étant disponibles,
rapidement, nous allons les prendre avec d'autant plus de facilité.
Quels-sont-ils ?
Les sucreries. Les pâtisseries industrielles, les viennoiseries,
les plats tout prêts.
D'une façon générale ils contiennent tous des nutriments
en proportions déséquilibrées. Naturellement, un
bonbon de temps en temps n'a aucune conséquence, voir même
un par jour. Mais... la pratique montre que tel n'est pas le cas pour
20% de la population, avec les graves préoccupations de santé publique
que cela entraîne. A quand, comme pour l'alcool et les cigarettes,
verra-t-on sur les emballages : à consommer avec modération
tout abus déséquilibré est préjudiciable à votre
santé ?
La leçon à retenir en ce qui nous concerne, est la suivante.
Il faut les éviter.
Si vous souhaitez en prendre, alors, sachez les apprécier.
Se faire plaisir oui mais alors prenons le temps :
Voici par exemple, comment procéder pour "déguster" un
chocolat.
Rien ne sert de le manger à toute vitesse, debout, en catimini,
en ouvrant vite le placard et le refermant encore plus vite. Vous voulez
manger un chocolat, si délicieux, si agréable. Inutile
de prétexter que cela contient du magnésium et que vous
en manquez, cela n'est pas vrai. Vous mangez un chocolat pour vous faire
plaisir. Alors, faites-vous réellement plaisir. N'achetez que
du bon, voir du très bon. Conservez le comme il faut. Et puis
appréciez le.
Pour cela, soyez assis. Jamais debout entre deux. Regardez la boite ou
la plaque. Si vous le cassez, regardez la tranche, regardez la couleur,
humez déjà l'odeur. Puis, mettez le en bouche. Laissez
le fondre 1 ou 2 secondes, analysez déjà les parfums et
les saveurs. Puis croquez le, évaluez la douceur, l'âmereté,
l'acidité (qui ne doit pas exister), éventuellement les
autres composants comme le salé. Puis faites le passer dans toute
votre bouche. Appréciez les parfums qui se dégagent : vanille,
mangue, fruit, épices...
Fermez les yeux si cela peut vous aider, concentrez vous et prenez votre
temps.
Si vous le voulez précédez la dégustation par une
ou deux respiration profonde et calme. Vous serez encore plus disponible.
Puis faites suivre la dégustation par encore 2 ou 3 respirations.
Vous serez prêt pour une deuxième dégustation ou
arrêter.
Vous voyez, s'occuper de soi et de son alimentation ce n'est pas être
triste et manger de la salade cuite à la vapeur ! C'est être
plus conscient dans l'instant de ce que l'on mange, c'est mieux apprécier
ce que l'on consomme, c'est savoir également exactement les conséquences à long
terme de ce que l'on fait et surtout, surtout être plus libre dans
ses choix. C'est refuser l'impériosité de nos réflexes
et automatismes pour être vraiment nous-mêmes.
Ainsi, nous pouvons redonner tout le relief et le plaisir vrai aux produits
que l'on prend.
L'occasion nous est donc donnée de parler justement de certains
produits qui ont connus leur heure de gloire mais qui maintenant sont
dépassés.
Les produits light ; allégés en Français, avaient
envahis les rayons des super marchés. La peur de grossir (justifiée)
nous avaient fait nous jeter sur des produits nous permettant de manger
encore plus en nous dépensant encore moins sans nous faire prendre
du poids. Moins de graisse, mois de sucre absorbables, pour vivre heureux,
tel était le slogan. 
Or voilà que quelques dix ans après, nous apprenons que
ces produits n'ont jamais fait maigrir, dans le cadre d'une alimentation
normale, bien au contraire. Si vous remplacez dans votre alimentation
tous les sucres qui sont contenus dans les aliments, c'est à dire
les sucres cachés ou le sucre blanc ou roux que vous prenez. (Dans
les conserves, dans les plats, dans les confitures, dans les pâtisseries,
dans votre café, thé ou infusion...) Que se produit-il
? Normalement, vous diminuez considérablement l'apport calorique
et il serait logique de penser qu’absorbant moins de calories,
vous créez donc un déficit et avec une perte de poids.
Malheureusement, cela n'est pas vrai ! Les femmes grossissent et les
hommes restent stables d’après les études faites.
Tout simplement, pense-t-on parce que l'on ne peut pas ainsi, "leurrer" l'organisme.
Le goût sucré déclenche des réactions spécifiques
comme la sécrétion d'insuline qui vous permet de stocker
le sucre sous forme de graisse. Si vous n'en apportez pas, ce n'est pas
grave. Comme il en arrive sous d'autre forme dans vos aliments, vous
allez augmenter le stockage de ceux-là. Et tout compte fait, cela
revient au même.
Existe-t-il comme dans les fables de La Fontaine une morale à l'histoire
? Oui.
Rien ne sert de courir (à droite et à gauche pour trouver
des solutions miracles qui n'en sont pas), mieux vaut manger normalement
(lentement et calmement).
Il est important de ne plus nous bercer d'illusions.
Il n'existe aucun procédé miracle ou alors, la magie tient
dans les mille produits qui sont déjà à notre disposition,
mais que l'on ne voit pas. La magie tient dans les petites habitudes
de tous les jours bonnes ou mauvaises. Notre vie est faite de cette succession
d'instants et aujourd'hui, nous savons que le plus important est de nous
orienter vers des aliments plus sains, qui vont à la fois nous
nourrir et nous faire plaisir.
Vers des aliments plus sains et d'agriculture agrobiologique. D'être
exigeants pour la fraîcheur et le goût, car nous nous nourrissons
autant du goût que du reste.
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Les aliments biologiques
Les aliments "biologiques", sont des aliments bénéficiant
d'un label européen : AB, et sont particulièrement bien
surveillés. Ils sont la garantie de procédés de
culture ou d'élevage qui respectent l'environnement et les besoins
des plantes, animaux et donc humains. Ils permettent ainsi de diminuer
le taux des substances toxiques ou cancérigènes dans notre
alimentation, notre boisson. Ils permettent également de garantir
la teneur en substance protectrice "anti-âge". Ils sont à privilégier
par rapport à tous les autres aliments et sont promis à un
avenir florissant.
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Modes de cuisson :
Cette semaine, nous avons décidé à tous nos repas
de consommer des légumes, des fruits, de faire au moins un plat
contenant des légumes secs et du poisson.
De plus nous avons décidé de nous sevrer de toute boisson
alcoolisée et de tout soda pour continuer ce que nous avions commencé la
semaine dernière à savoir boire de l'eau en quantité abondante.
Nous sommes déjà moins fatigués, notre transit intestinal
s'est amélioré. Avec cette semaine, nous faisons en quelque
sorte une cure de "nettoyage" de notre organisme.
Mais comment faire cuir tous ces aliments :
D'une façon générale, préférer le
cru. Car la cuisson détruit, en partie, les nutriment protecteurs
du cancer et des maladies cardiaques. C'est pourquoi, vous mangerez chaque
jour, cette semaine, des crudités et des fruits. Mais il existe
un certain nombre de nutriments qui sont mieux absorbés avec la
cuisson.
C'est le cas de la tomate riche en lycopène, mais également
des épinards, des carottes, des choux, de la citrouille riches
en bêta carotène.
Voyons maintenant comment répartir ces aliments dans la journée.
Il est important de bien comprendre que bon nombre de troubles du comportement
alimentaire proviennent d'une mauvaise répartition de nos repas
dans la journée.
Le modèle qui fait littéralement "fureur" actuellement
chez les scientifique est le modèle : Français.
En effet, nous nous sommes rendu compte au fil des études épidémiologiques
qu'en France, alors que notre consommation de viande était équivalente à celle
de nombreux autres pays, ces effets négatifs n’étaient
pas aussi important que dans les autres. Comment peut-on expliquer ce
paradoxe ? La réponse n’est pas univoque, elle reconnaît
au moins quatre thèses que l’on peut énumérer.
Il n'est certainement pas du à une seule cause mais au moins à quatre
que l'on peut déjà proposer.
La première, concerne la consommation de vin qui permettrait une
diminution de l'agrégation plaquettaire et de l'oxydation limitant
les processus de formation de "caillots" dans les artères
c'est à dire de thromboses.
La deuxième, est la plus grande consommation de fruits et légumes.
Nous en avons déjà parlé.
La troisième, est la répartition des aliments au cours
de la journée avec un "petit"-déjeuner, un déjeuner
substantiel et enfin un dîner conséquent. La répartition
en trois repas serait la meilleure.
Enfin une quatrième cause qui est ; l'existence d'un "art
culinaire". Cela permet de varier considérablement les aliments
et limiter les excès et carences en tous genres. De plus, lorsque
l'on est habitué à manger ce qui est bon par une transformation
culinaire, on se précipite moins sur les aliments riches en graisse
et sucre. On apprend à aimer de tout, et non seulement ce pourquoi
nous sommes "programmés" génétiquement.
On réagit moins par réflexe, mais on agit par connaissance
: c’est la culture.
Le manque de prise de recul se voit également dans les troubles
du comportement alimentaire. Dans ces cas de compulsion, la personne
de réagit plus que poussée par le "besoin" de
manger en général du "sucré" ou du "salé" comme
elle le dit. En fait il s'agit non pas du salé mais du "gras".
Ce sont les deux seules saveurs : le sucré et le gras, pour lesquelles
nous sommes programmés. Tout le reste est du à l'apprentissage.
L'amer, nous ne l'aimons pas spontanément de même que l’acide
ou le piquant. Il nous faut l'apprendre. Je n'ai jamais vu des personnes
dont les centres du comportement alimentaire sont "déréglés" être
attirée vers les endives ! Elle le sont toujours vers les gâteaux,
les sucreries ou le fromage, la charcuterie...
Le rythme des repas va permettre d'aider la mise en place de cette culture
de la nourriture. C’est tout l’art culinaire que de rendre «bon» ce
qui ne l’était pas nécessairement au départ.
Voyons d'abord l'erreur la plus courante à ne pas commettre concernant
la répartition des aliments au cours des 24 h..
Pour pouvoir perdre du poids, remplis de bonnes résolutions ou
plus exactement de ce que l’on croit être de bonnes résolutions,
on décide de ne rien manger le matin et très peu à midi.
D'autant plus que tout le monde ne dispose pas à midi de lieux
pour prendre ses repas. Ceux et Celles qui ne rentrent pas chez eux,
sont contraints à manger à l'extérieur, de ce fait,
inévitablement, ils sont amenés à faire plus attention
au coût plus élevé. Si l'on dispose d'un restaurant
d'entreprise, tout va bien, on est assuré d'un minimum varié.
Si ce n'est pas le cas, une salade prise en vitesse ou un sandwich sur
le pouce avec un café font l'affaire. Ce d'autant, que cela permet
de prendre moins de temps pour l'heure du repas et ainsi sortir plus
tôt le soir... La faim à 12 h ou 14 h est alors totalement
maîtrisée et de plus, on y pense pas dans l’après-midi
pris par le tourbillon de l’activité... Mais vers 16-18
heures, lorsque l'on sort de son travail et que l'on rentre chez soi,
le "besoin" de manger se fait sentir. Parfois, cette compulsion
irraisonnée va naître dans la rue en passant devant la devanture
d'un commerce. La tentation ne nous laisse plus tranquille. Nous n'avons
de cesse d'avoir mangé ce dont on a envie. Si tôt la porte
de la maison ou de l'appartement refermée, nous nous précipitons
vers celle du réfrigérateur pour nous emparer d'un aliment
qui calmera notre "manque". Le repas du soir sera pris alors
un peu plus tardivement. Rajoutons à ce tableau que les calories
prises après 14-15 heures seront plus facilement stockées
et nous comprenons l'importance d'anticiper ces épisodes de fringales
ou de faims dans la prévention de la prise de poids.
Il ne faut jamais que vous soyez en situation d'avoir faim. Il faut que
vous répartissiez vos aliments dans la journée pour qu'un
maximum calorique soit pris avant 16 heures. Cela est d'autant plus valable
que vous avez des troubles du comportement alimentaire.
Autre chose. Il ne faut jamais, j'ai bien dit - j a m a i s - prendre
d'aliments entre les repas. C'est une fâcheuse habitude qui prédispose à tous
ces fameux troubles du comportement alimentaire. Il faut vraiment retrouver
nos "règles" d'antan qui décomposaient nos prises
d'aliments en trois fois. Peut-être quatre si l'on a besoin de
faire une pause à 16 heures. Mais jamais debout, en marchant dans
la rue, en faisant autre chose comme le propose «The American Way
Of Life».
La meilleure des règles à respecter c'est de "toujours
manger assis avec un couvert". Vous êtes ainsi assuré de
ne pas grignoter.
Bannissez les aliments rapides devant la T.V., au cinéma... Vous
vous rendrez vite compte de l'importance du respect de toutes ces règles
pour mieux équilibrer votre vie.
Les habitudes alimentaires :
Nous sommes un pays qui fait parti de ceux qui possèdent les meilleurs
habitudes alimentaires au monde. Il faut les conserver et les améliorer
et non pas les détruire. La convivialité qui accompagne
les repas, les discussions sur la façon de cuire ou mijoter tel
ou tel plat est vital pour votre santé comme pour celle de vos
enfants et petits enfants. La transmission de ce savoir est très
important. Et le plaisir de cuisiner tout autant. Ce qui signifie bien
qu'il faut garder le plaisir de manger, l'éduquer, le développer.
On est en droit de penser que plus nous serons exigeant sur nos goûts,
moins nous mangerons n'importe quoi. Plus nous serons sélectifs,
plus nous nous dirigerons vers ce qui est bon. Nous avons donc un devoir
d'éducation et de transmission de notre art culinaire. Nous devons,
intéresser nos enfants et petits enfants à la préparation
des plats en redécouvrant le plaisir que cela procure. Plus nous
aurons une culture et un art culinaire, plus nous bannirons les aliments
et moins nous nous précipiterons sur le gras et le sucré,
(hamburger-frite-soda).
Alors, y a-t-il opposition entre ce qui est bon au goût et ce qui
est bon pour la santé.
Normalement non. Mais tout est une question de proportion. Il ne faut
pas comprendre habitudes alimentaire de base et repas de fêtes.
Les moyens économiques ayant augmentés, il était
normal que nous consommions plus d'aliments "agréables" au
goût c'est à dire "palatables". Mais les habitudes
antérieures ne permettaient à l'homme que de se nourrir
et de faire de temps en temps des "excès". C'était
l'occasion de réjouissance, ou tout le monde se retrouvait et
ou l'on partageait son repas. Mais, progressivement, nous avons voulu
que tous les jours soient dimanche. Nous avons invité à notre
table pour des raisons d'affaire les clients et nous nous sommes mis à manger
de plus en plus riche. Car il n'y a pas de secret, plus un plat contient
de sucre ou de graisse, meilleur il est. Et donc ce qui devait arriver,
arriva. Notre corps prévu pour fonctionner dans des conditions
rustiques, s'est mis à en souffrir. Alors la solution ? Est-elle
de se priver continuellement ? Est-elle de ne plus rien manger ? Absolument
pas. Elle est dans la compréhension de bonnes habitudes alimentaires.
Nous devons avoir des règles pour le quotidien mais rien ne nous
empêche d'avoir de temps en temps des repas de fête. Au contraire,
il font parti intégrante d'un bon équilibre général.
Il faut de temps à autre faire des écarts. Ce n'est pas
pour autant que nous tomberons dans le ravin. Mais il faut cependant
avoir une ceinture de sécurité bien attachée.
En conclusion, donnez vous des règles précises, mais acceptez
de temps en temps de les enfreindre.
Attention pourtant. Certaines personnes doivent être prudentes.
Celles qui ont de véritables troubles du comportement alimentaire.
Les troubles du comportement alimentaire :
Dans ces cas, nous nous comportons comme de véritables "drogués".
Nous sommes dépendants du sucre ou des aliments. Nous ne pouvons
pas nous passer de notre dose. Alors, ce sont des compulsions alimentaires
qui débouchent soit sur une hyperphagie qui consiste à manger
beaucoup et prendre du poids, soit sur une boulimie qui consiste à manger
beaucoup de façon compulsive sans prendre du poids. Cette absence
de prise de poids résulte de vomissements provoqués ou
d’alternance avec des épisodes d’anorexie. L'anorexie
est l'absence de prise d'aliments ou tout au moins, juste du stricte
minimum. Le poids peut rester normal si elle alterne par des épisodes
de boulimie ou baisser dramatiquement s'il n'y a qu'une restriction permanente.
En général les troubles du comportement alimentaire T C
A, s'accompagnent d'une perturbation du schéma corporel. La personne
ne se rend plus compte de la réalité des formes de son
corps et se trouve ou trop grosse ou trop maigre. Il peut s'associer
des angoisses, des dépressions vraies, des obsessions.
Ces troubles alimentaires sont le fruit de la rencontre de trois éléments.
D'une prédisposition individuelle. D'une mise à disposition
des aliments. D'une contrainte sociale forte pour une image d'un corps
maigre.
En général, il va y avoir un premier "régime" draconien
qui va "sensibiliser" les centres de la régulation du
comportement alimentaire et le rendre instable. Puis le reste suit. L'instabilité s'accroît
au fur et à mesure des régimes successifs et des épisodes
de compulsion. Le poids augmente et diminue en faisant le "Yo-Yo".
Parfois le centre reste bloqué sur la phase "anorexie" parfois
sur la phase "compulsion". Parfois il oscille entre les deux.
Dans tous les cas, pour le traitements, ce qui est le plus important
est une prise en charge globale, tant nutritionnelle que comportementale.
Il faut aider avec beaucoup de compassion et de compréhension
pour mettre en place des "stratégies" pour redonner
une stabilité à ces centres qui ont été perturbés.
Il faut que le médecin fasse équipe avec la personne qui
est atteinte de TCA pour contrecarré cette partie qui régule
les comportements alimentaires.
Il est vrai aussi que comme dans beaucoup de "drogues", cela
débute dans un contexte de tension psychologiques et que l'alimentation à cette époque
un refuge. (Parfois, cela débute d'emblée par un épisode
d'anorexie car il ne faut pas oublier que pour 60 % de la population,
lorsqu'il y a un problème, il y a une restriction alimentaire
et non pas l'inverse. Rappelez-vous lorsque vous avez été amoureux
la première fois de votre vie ou votre premier chagrin d'amour,
vous ne mangiez plus rien !)
Ainsi, les aliments étant disponibles, on se jette dessus, mais
le poids venant poindre et sachant que ce n'est pas "bien",
on se restreint et la machine infernale est lancée.
C'est pourquoi, il faut s'attacher d'emblée aux troubles du poids
et du comportement alimentaire. Il ne faut pas attendre et surtout il
faut prévenir.
Alors, pour cela :
Ayez des rythmes réguliers.
Ne mangez pas entre les repas.
Prenez le maximum de vos calories et aliments avant 17 heures.
Ne sautez jamais de repas.
Repérez les moments ou vous avez faim et les fois d'après
mangez plus au repas précédent.
Soyez "raisonnables",
- Evitez les apéritifs
- Ne vous réservez pas deux fois un plat ou un dessert.
- Préférez les fruits aux pâtisseries de façon
courante
- Eliminez les sodas et réduisez l'alcool et le vin.
Rangez les aliments de façon à ce qu'ils ne traînent
pas n'importe ou dans la maison.
Mieux vaut prévenir que guérir
La prévention dans ce domaine est extrêmement importante. C’est
une illustration on ne peut plus claire du décalage qui peut exister
aujourd’hui entre des progrès considérables dans le domaine
médical et des comportements inadaptés en faisant perdre le bénéfice.
En France ce problème semble peu important. Pourtant, il est en développement
constant depuis 20 ans. Si seulement 10 % de la population adulte est obèse,
les T.C.A. se sont multipliés par 2 chez les enfants et adolescents
en 10 ans. Soit 15 à 20 %. On à pas encore rejoint les scores
des USA : 33 % de la population obèse avec des projections à 100
% dans 50 ans si la croissance de ces comportement suit la même courbe.
Or l’obésité et les T.C.A. sont de véritable problèmes
de santé publique. Les conséquences sont graves à tous
les niveaux : Santé, qualité de vie, économique, social.
De plus, les traitements sont longs, difficiles, décourageants. Mieux
vaut donc prévenir par des règles de base, saines, de bon sens.
Voici intégralement les conseils que je donne systématiquement à tous
mes patients qui me consultent pour des troubles du comportement alimentaire
:
Voici 30 conseils qui doivent, non pas être des règles,
mais des habitudes de vie.
Elles sont issues de centaines d'observations et permettent d'éviter
les pièges du quotidien. La pratique permet de constater qu'elles
sont parfaitement applicables et que leur respect évite les rechutes.
Bien évidemment, il est possible de les adapter et si certaines
vous paraissent floues, n'hésitez pas à nous en parler.
POUR LE REPAS :
Manger assis avec un couvert.
Ne rien faire d'autre en mangeant (T.V., radio, lecture).
Poser ses couverts toutes les trois bouchées.
Mâcher complètement avant d'avaler.
Faire une pause au milieu du plat.
Quitter la table après le repas.
ORGANISER LES REPAS :
Planifier ses repas sur la semaine.
Réduire la consommation de chaque aliment sans supprimer les aliments
préférés.
Refuser les aliments imprévus.
Avant chaque prise alimentaire prévoir un moment de relaxation.
Utiliser de petits récipients.
Eviter de servir à table.
Ne pas laisser le plat sur la table.
Jeter les restes immédiatement.
LES ACHATS :
Faire les achats après les repas.
Faire les achats avec une liste.
Eviter les aliments consommables sans aucune préparation.
Ne pas prendre plus d'argent que celui justifié par la liste d'achat.
LE RANGEMENT :
Nettoyer la maison des aliments disséminés.
Jeter les aliments "dangereux" à la poubelle.
Regrouper les aliments dans un même lieu.
Ranger les aliments hors de vue.
VACANCES ET RECEPTIONS :
Prévoir ce que l'on va manger avant la réception.
Prendre une collation basse calorie avant la réception (style
protéines).
Pas de petits "amuse-gueule".
Pas d'apéritif ou de digestif alcoolisé ou sucré.
Attention au vin à table.
Eloigner la corbeille de pain.
Refuser poliment mais fermement le second service.
Accepter un écart avec philosophie sans désespérer.
Mais si vous avez déjà un trouble du poids,
comment l'aborder ?
Tout d'abord, demandez vous ce que vous avez fait pour en arriver là ?
Depuis quand avez-vous constitué cet excès.
Y a-t-il un moment bien précis ou cela s'est déclenché.
(Prise de médicament, arrêt d'un médicament, arrêt
de tabac, modification d'habitudes alimentaires dans le cadre d'un déménagement,
d'un changement de travail.)
Y a-t-il un contexte d'anxiété, de soucis, d'angoisse,
de déprime qui ont déclenché une hyperphagie pour
compenser les problèmes et se faire plaisir ?
Est-ce une prise progressive depuis toujours. En France, les femmes prennent
7 kg entre 20 et 50 ans. Cela est le résultat d'une alimentation
riche, sans vraiment d'autre raison.
Est-ce que cette prise de poids s'est produite depuis la survenue d'une
ménopause. Il faut savoir cependant que les femmes sous traitement
substitutif prennent moins de poids que celle qui ne le sont pas.
Il faut savoir également qu'avec l'âge, la masse musculaire
diminue et que la dépense calorique diminue d'autant. Si l'alimentation
est stationnaire, et que l'activité physique diminue ou reste
stationnaire, alors le poids augmente mathématiquement.
Avez-vous déjà fait des régimes ? A chaque fois
que vous avez perdu du poids, vous avez non seulement perdu de la graisse
mais également du muscle et donc vous avez diminué encore
votre besoin calorique. Si vous avez remangé exactement comme
avant sans avoir fait de sport, vous reprenez donc du poids et : un peu
plus qu'avant. Là encore, c'est inévitable.
Au terme de cette analyse, vous savez si votre poids est :
La conséquence de troubles du comportement alimentaire, eux-mêmes
dus à une ancienneté du trouble provoquant une véritable
instabilité du comportement ou à un stress momentané ou
prolongé.
La conséquence d'une alimentation riche, régulière, sans
excès franc avec une diminution de l'activité physique et de
la masse musculaire.
De ce fait, vous pourrez mieux aborder votre problème.
Peut-être les seuls conseils donnés précédemment
seront suffisant pour vous aider à retrouver votre ligne : régularité,
augmentation de la ration de légumes, équilibre...
Si tel n'est pas le cas, il faut alors que vous vous fassiez aider.
Pour cela, renseignez vous autour de vous. Demandez conseils à votre
médecin pour qu'il vous aide lui-même ou vous oriente vers son
correspondant.
Sachez qu'il faut en général que le problème soit compris
et abordé dans sa globalité : psychologique, nutritionnel. Qu'il
n'est absolument pas utile de pour autant "psychanalyser" mais qu'il
est indispensable de se faire soutenir psychologiquement car la route est longue
et parsemée d'embûches.
Renseignez-vous auprès de groupes qui s'occupent d'alimentation spécialisés
dans l'amaigrissement, ils peuvent être de bons conseils.
Mais dans tous les cas, je vous en conjure, il n'y a aucune méthode
miracle. Les massages, les stimulation locales, les plantes etc. ne peuvent
jamais apporter une réponse absolue. Ce peut-être une aide. C'est
tout. Certes c'est déjà beaucoup, mais c'est une prise en charge,
de vous par vous, qui sera déterminante pour le futur. Méfiez-vous
des «cures» miracles, des vendeurs de rêves.
Autre conseil, fixez vous un objectif "raisonnable". Car plus l'objectif
sera "prétentieux", plus il sera difficile de conserver votre
poids. Mieux vaut fixer un objectif de moitié et s'y tenir que de perdre
du poids et tout reprendre. Car il est facile de perdre du poids. Ce qui est
difficile, c'est de maintenir. Rien ne vous empêchera l'année
d'après lorsque vous aurez été bien stable d'envisager
d'en reperdre à nouveau.
Et puis, il existe de bonnes graisses. La répartition de la graisse
autour des hanches est plutôt un facteur de protection de l'ostéoporose
et des maladies cardio-vasculaires. Par contre, la graisse localisée
au tronc et à l'abdomen est néfaste. Même pour un surpoids
modeste cela doit nécessiter une attention et un amaigrissement.
Dernier conseil :
Si vous avez déjà tout essayé.
Si vous êtes découragé.
Si vous ne voulez plus entendre parler de votre poids...
Vous avez raison.
Ne vous en préoccupez plus car ce ne doit pas être obsessionnel.
Alors tout simplement, passez à une autre étape et préparez
le "terrain". Comme nous sommes un tout, en vous occupant des
autres dimensions de votre être, vous allez avoir un effet indirecte
sur votre comportement alimentaire et vous pourrez tranquillement revenir à ce
chapitre plus tardivement. Vous verrez alors que tout sera facilité.
N'oubliez pas que tous ces conseils n'ont un sens que
s'ils sont pris dans leur globalité. Rien ne sert d'avaler des tonnes de vitamine
C, vitamine A, vitamine E, sélénium, si vous ne mangez
pas normalement. Là encore les études le prouvent. Buvez
de l'eau, faites de l'exercice, et maintenant, nous allons voir un autre
aspect essentiel : s'aérer et respirer !
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Résumé de la deuxième étape :
Prendre du plaisir en mangeant. Prenez soin de votre table, décorez
la, mangez aux chandelles.
Dissocier les habitudes régulières des repas de fêtes.
Manger des légumes verts, rouges, oranges.
Manger des fruits.
Ne pas manger entre les repas.
S'aider si besoin pour régler ses troubles du comportement alimentaire
d'un spécialiste.
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