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DEUXIEME SEMAINE : JE MANGE

Etre authentique :ATTENTION, prochaine étape disponible à partir du 1er mars sur ce site : au programme : je respire.

CHAPITRE DEUXIEME : JE MANGE

Toutes les études scientifiques le confirment : La nourriture que vous prenez chaque jour conditionne votre santé à tous les niveaux. C'est un des éléments clef de votre forme et de votre longévité. Une bonne alimentation est la meilleure garantie anti-âge.
Que ce soit les maladies telles l'infarctus, l'angine de poitrine, l'hypertension artérielle, les hémiplégies, les cancers, le diabète, l'ostéoporose... la façon dont chaque jour vous vous nourrissez détermine leur survenue, leur aggravation ou inversement, leur guérison.
Il n'y a rien d'étonnant à cela, notre corps est programmé pour fonctionner de manière optimale avec un certain type de carburant. Si vous ne l'adaptez pas tout à fait en proportion, qualité et quantité, vous vous exposez à des dérèglements. Notre corps fonctionne au travers de milliers de réactions bio-chimiques. Ces réactions font elles-mêmes intervenir des milliers de substances bio-chimiques. C’est dire l’importance des substances que vous ingérées chaque jour qui peuvent les modifiés dans un sens ou dans un autre. Il suffit donc de connaître précisément les meilleurs aliments pour nous protéger de ces maladies et c'est justement l'objet de toutes les dernières études scientifiques.
Si vous donnez de la viande sous forme de boulettes à des lapins, tout en modifiant le goût pour qu’ils ne la refuse pas, dans les semaines qui suivent, apparaissent des plaques d'athérome considérables, dramatiques conduisant à l'infarctus. Rien de tel si vous donnez de la viande à un félin ! Le premier est fait pour manger de l'herbe, l'autre est un carnassier. Si vous inversez le "carburant" que vous leur donnez, inévitablement se produisent des méfaits. Il n'y a pas de doutes, il y a des aliments qui conviennent et d'autres non pour un même animal. Il en est de même pour tous les organismes vivants. L'homme n'échappe pas à cette règle.
Si, depuis la nuit des temps, l'homme est considéré être un omnivore, c'est parce que n'étant pas programmé de façon très stricte pour ses "envies" et ses comportements, il peut manger de tout. Cela lui a permis d'être mieux adapté pour survivre. Mais s'il est peu régit pas ses instincts pour "choisir" et s'il est très éclectique, en aucun cas il peut manger n'importe quoi, n'importe quand et n'importe comment. A la longue, cela engendre de graves conséquences. Inversement, si vous utilisez le bon "carburant", vous vous préservez des dégâts souvent mis sur le compte de l'âge alors qu'il n'en est rien.
Voici certainement l'adage qu'il vous faut inscrire en lettre d'or et retenir. "Vous pouvez manger de tout mais pas n'importe quoi, n'importe quand, n'importe comment".
Malheureusement, c'est bien l'absence de cette règle stricte qui a permis, les dernières années, l'aggravation de façon inquiétante des troubles du comportement alimentaire avec leur cortège de conséquences catastrophiques pour la santé.
Comprenez bien : l'homme est "relativement" libre dans ses choix. Seules des habitudes, une éducation et une culture peuvent le limiter. Or, l'absence depuis quelques années de "références", associé à la prolifération de plus en plus d'aliments "bons" et agréables grâce à des prouesses organoleptiques de la part des industriels, conduit à une prolifération d’erreurs diététiques et nutritionnelles avec le cortèges de préjudices qu'elles procurent.
C'est dommage, car inversement, les scientifiques savent qu'une bonne alimentation peut inverser les problèmes. Elle peut augmenter l'espérance de vie, diminuer les plaques d'athéromes déjà constituées, abaisser la tension artérielle, faire disparaître la majorité des diabètes, empêcher l'apparition d'infections urinaires, garder la peau en bon état... N'est-il pas plus agréable de se sentir bien dans sa peau, dans sa tête et dans son corps que de le vivre comme
un "boulet" ?


Comme l'objet de ce livre n'est pas de reprendre toute la théorie de l'alimentation, mais de vous aider de manière très concrète et pratique à être mieux dans votre corps et ralentir le vieillissement, nous allons tout de suite retourner dans votre cuisine pour y faire l'inventaire. Dans un deuxième temps, nous ferons les courses ensemble pour se munir des produits indispensables.
Cette semaine, nous allons nous organiser pour que dans votre cuisine ne figure que les aliments santé et éliminer les aliments appauvrissant.
Vous allez avoir d'autant plus de facilité à savoir ce qui vous convient que vous avez, depuis une semaine, noté tout ce que vous avez mangé. A la suite de ce bilan, vous avez regroupé par catégorie d'aliments ce que vous avez pris.

Combien de fois avez-vous pris des légumes ? C'est la première des choses qui m'intéresse. C'est ainsi que je procède systématiquement avec mes patients et vous allez tout de suite comprendre pourquoi.
Il faut que vous en mangiez au minimum deux à trois fois par jour ! Or nous sommes souvent très loin du compte car cela fait en moyenne entre 21 et 28 fois par semaine ! Ce qui pourrait apparaître comme excessif est très loin de l'être.

Les légumes constituent votre premier passeport pour vous permettre de retrouver ligne, santé, forme. Tous les jours, les recherches mettent en évidence qu'ils contiennent des substances bénéfiques pour nous préserver des maladies et du vieillissement prématuré.
Voici les aliments anti-âge, les plus étudiés et les plus à l'honneur :
- Les choux : les brocolis, les choux fleurs, les choux verts.
- Les légumes à feuilles vertes (épinards, salades, choux, persil, poireaux).
- Les carottes, les abricots, les aliments qui d'une façon générale sont orangés.
- L'ail et l'oignon.
- Le soja, une mine d'effets bénéfiques.
- Les haricots.
- Les fruits (cassis, cerises, prunes, pommes).
- La tomate, le poivron.
- Les graines de pépin de raisin.
- Le thé vert.
- Les agrumes.
- Les noix et noisettes
.

Nous allons nous limiter ici dans cette liste. En effet, à travers elle vous sentez bien l'importance des légumes et des fruits et seul, un dictionnaire encyclopédique serait suffisant pour énumérer légume après légume, fruit après fruit les bénéfices à escompter.
Vous vous dites d'ailleurs que intuitivement, vous aviez déjà bien perçu qu'ils étaient directement adaptés aux besoins de notre organisme. Comme certains de mes patients et élèves me le précisent, nous sommes bien des "chimpanzés hominoïdes" et notre alimentation spécifique s'approche de celle de ces animaux qui ne sont que nos cousins très proches.
En pratique, il faut donc que dès cette semaine, vous garnissiez vos repas de tous ces aliments. Vous allez faire une «cure».
Systématiquement, vous prendrez AU MINIMUM CINQ portions de légumes/fruits par jour.
Par exemple pour les légumes : L'une sous forme de crudité, l'autre sous forme le légumes cuits et la troisième soit crue ou cuite soit encore sous forme de potage.
De plus vous prendrez AU MINIMUM un fruit à chaque repas.
Ainsi, vous garantissez le meilleur fonctionnement qui soit de votre organisme.
Vous vous prémunissez des cancers de toutes sortes, vous vous prémunissez des maladies du coeur et des vaisseaux, vous vous prémunissez des troubles de la constipation, vous vous prémunissez de la maladie d'Alzheimer, vous vous garantissez une meilleure denture, car vous allez être amené à mieux mastiquer et déchiqueter, vous diminuez la fréquence des caries etc., etc.
Vous avez certainement remarqué, que nous avons commencé notre réorganisation de nos repas, par ce que vous deviez prendre et non pas en vous interdisant tel ou tel aliment.
En effet, nous avons constaté que pour bon nombre de personne, le principal déséquilibre alimentaire provenait du fait qu'il n'avaient pas assez d'aliments de cette catégorie plus qu'un excès des autres. Et c'est en fait une augmentation proportionnelle des autres classes d'aliments qui se produit et crée ainsi des équilibres instables source de maladies et vieillissement prématuré.
La première mesure à prendre simple est donc celle qui consiste à introduire les aliments cités plus haut et d'en faire tout simplement une cure !
Vous diminuerez sensiblement, sans vous en rendre compte, les autres classes en excès.

Les féculents doivent être également obligatoirement présents aux repas dans le cadre de bonnes habitudes alimentaires. (Nous verrons qu'il faut distinguer les habitudes alimentaires qui doivent être pratiqués en permanence, des régimes qui ne peuvent qu'être momentanés et enfin des repas de fête qui ne doivent être qu'exceptionnels).
Dans la catégorie des féculents nous distinguons ; les céréales, les tubercules et les légumineuses.
Commençons par les céréales et à tout seigneur tout honneur, parlons en premier lieu, du blé, qui dans notre culture occupe la première place. Le blé, peut se consommer sous forme de semoule dans les potages, les préparations à base de lait, le couscous, le taboulé ou de graines entières comme l'épeautre ou concassées comme le pil-pil ou le boulghour, enfin sous forme de farine travaillées et cuites comme les pâtes ou le pain (farine et eau) ou encore la pâtisserie (dans ce cas, s’incorporent des matières grasses sous forme de lait, oeuf, huiles ou matières grasses animales).
Mais il n'y a pas que le blé. L'avoine, l'orge émondé, la sarrasin, le maïs, le riz sont également des céréales très utilisées dans le monde entier. Le riz pour l'Asie, le maïs pour le continent Nord Américain. Nous parlons ici des céréales de base à un plat principal. Mais de plus en plus , se consomment des céréales «sucrées» au petit déjeuner : blé soufflé, pétales de mais doré... Pour ces aliments il faut être extrêmement vigilant car ils sont une source considérable de sucres-rapides : miel, sucre, chocolat....
Puis l'inévitable tubercule qui a révolutionnée nos habitudes alimentaires depuis le XIXème siècle après avoir eu du mal à s'implanter pour des raisons idéologiques. Nous avons cité : la pomme de terre. Sous toutes les formes de cuisson : vapeur, écrasée, frite, sautée, bouillie, à la cendre... ce qui lui vaut être l'un des premiers aliments à l'honneur. Et surtout rappelons bien une chose essentielle : la pomme de terre n'est pas en elle même riche en calorie. Elle est aussi riche en calorie qu'une pomme (le fruit). Ce qui fait qu'elle est souvent considérée comme préjudiciable dans les excès de poids, c'est son mode de cuisson. En effet, si elle est sautée dans de la graisse ou de l'huile, si elle est consommée en friture, si elle est accompagnée avec une plaquette de beurre, si elle est mangée dans une raclette avec du fromage, si elle est consommée devant la télévision de façon automatique sous forme de chips, alors là, oui, les calories deviendront excessives. Si de surcroît cela se reproduit régulièrement, les calories s'ajouterons aux calories et votre consommation dépassera vos dépenses ce qui se traduira par une prise inévitable de poids. Mais, si vous la mangez normalement, cuite à la vapeur, bouillie, sous la cendre, elle est riche de nombreux nutriments bénéfiques, rassasie très bien et "ne fait pas grossir".
Citons à titre anecdotique une autre tubercule qui est très prisée en Afrique mais peu sur les autres continents, à savoir le manioc.

Enfin abordons la dernière classe de féculents : les légumes secs ou légumineuses qui sont extrêmement riches en protéines et autres substances : énumérons les principales : lentilles, pois secs, haricots blancs, soja jaune, soja vert. Ce sont en fait tout comme les céréales des graines. C'est à dire qu'elles sont pour la plante, qui doit se reproduire, sa réserve d'énergie. Tout est contenu dans ces petits sacs pour permettre à la plante de se développer. Il n'y a donc rien d'anormal à ce qu'elles apportent une quantité de nutriments indispensables à notre santé. Rappelons que les dernières études leur prêtent des agents anti-cancers, préventifs de l'ostéoporose et anti-maladies du cœur.
XXXXX Le soja est riche.....
Ces féculents ont tous été délaissés, plus ou moins depuis le début du siècle. De façon inquiétante pour les légumes secs que l'on appelait la "viande du pauvre", mais de façon bien réelle également pour les céréales que ce soit sous forme de pain ou de riz. La peur de grossir et l'amalgame entre certains régimes et les nécessaires habitudes de vie ont conduit progressivement à un abandon de ces aliments. Nous ne mangeons aujourd'hui plus que 40g de pain par jour en moyenne. C'est à dire une tranche 1/3. Or, il faut que ces aliments soient présents. Ils sont rassasiants, c'est à dire qu'ils calment la faim et riches en glucides, magnésium, vitamines du groupe B, en fibres améliorant le transit intestinal et en protéines sans compter d'autres sels minéraux ou oligo-éléments qui ont tous un rôle fondamental.
De plus ils sont présents dans presque tous les plats traditionnels ! Pour notre plus grand plaisir.
Et contrairement à une idée communément admise, cela ne fait pas grossir. Bien sûr, il faut relativiser, aucun aliment ne fait grossir ou maigrir en lui-même, c'est sa quantité absolue et relative qui est importante. Mais si vous mangez régulièrement des "féculents", vous ne prendrez pas de poids au contraire
.
Il faut que chaque jour, vous mangiez au moins deux fois des féculents. Sous les diverses formes proposées. Cette semaine par exemple, faites-vous à la fois plaisir et oeuvrez à votre bonne santé. Redécouvrez ces aliments. Pourquoi ne feriez-vous pas un Cassoulet ? Equilibré en légumes secs et en viande, ce serait un excellent moyen de réintroduire des aliments trop longtemps délaissés. Mais ce jour là, vous ne mangerez que ce plat traditionnel éventuellement avec une salade avant ou après et un fruit. Vous délaisserez le fromage, les pâtisseries.
Puis la semaine prochaine, faites-vous un autre légume sec ; ce peut-être du soja jaune. Ainsi, une fois par semaine, vous varierez ce type de plat. Vous pourrez en augmenter la fréquence en hiver, mais même en été, ne les délaissez pas. Une soupe minestrone avec haricots blancs et légumes, un plat de lentille sont bien venus et consommé normalement seront des partenaires essentiels pour conserver votre jeunesse sans préjudice aucun pour votre ligne.
Vous vous êtes certainement rendu-compte que nous avons commencé par tous les aliments qui étaient d'origine végétale. En effet, nous sommes tout spécialement conçu pour les consommer en majorité. Ils doivent représenter plus de 70% de notre alimentation.

N'oublions pas non plus les huiles végétales qui sont des atouts précieux pour votre santé.
Une seule règle est à retenir, il faut les varier. Evidemment soyez très exigeant quant à la qualité de l'huile, mais le mieux est de passer de l'une à l'autre et en fonction des modes de cuisson et des plats d'en varier. Aujourd'hui, l'huile d'olive exerce un certain dictat qui n'est pas de mise. Certes, elle est excellente et avec sont goût fruité parfumé elle évoque les cigales et le soleil, mais si elle est bien équilibrée en graisses saturées, mono insaturées et poly insaturées, si elle doit être systématiquement de première pression à froid ne supportant pas le chauffage, il n'en reste pas moins qu'elle n'est pas la seule à exercer une action positive dans la santé :
Les huiles de colza (nouveau mode de fabrication), de noix, d'huile de blé, de sésame sont également bonnes,.
Voici-donc ce que vous allez faire :
Vérifiez les bouteilles d'huile que vous avez chez vous. Sont-elles anciennes ? Si oui, il faut les jeter car les huiles rancissent et donc s'oxydent ce qui les rend impropres à la consommation. Gardez les, si vous ne les consommez pas rapidement, au réfrigérateur au moins les plus fragiles comme l'huile d'olive et dans des bouteilles opaques à la lumière.
Puis ayez une huile pour les fritures. L'idéal est l'huile de Colza qui résiste très bien à la chaleur. A côté disposez des autres huiles déjà énumérées : Noix, Colza. Vous les utiliserez à tour de rôle dans vos salades quotidiennes.
Si vous n'avez pas d'excès de poids, et que vous souffrez de troubles de constipation voir d'athérosclérose, prenez une cuillère à soupe 1/2 huile d'olive 1/2 colza le matin à jeun. Certes, ce n'est pas très idéal pour débuter la journée en ce qui concerne son goût, mais radical dans bien des cas pour ces affections. Si vous ne craignez pas de faire fuir les autres, il ne vous reste plus qu'à prendre également un peu d'ail sur du pain complet et vous aurez tous les aliments anti-cancer et anti thrombose artérielle.
Ces huiles s'opposent dans l'organisme à la formation des "radicaux libres", tout comme un grand nombre des végétaux énumérés précédemment. Cela empêche les phénomènes inflammatoires de se produire. Dans toutes les maladies dégénératives elles diminuent l'intensité et les douleurs qui en résultent. Comment ? Tout simplement parce que les constituants de ces huiles vont entrer en compétition avec les produits qui sont fabriqués lors des phénomènes inflammatoires et de ce fait les limiter. C'est tout simple, mais ça marche ! Faites le test, lors d'une poussée d'arthrose, d'une poussée inflammatoire d'une autre maladie, vous verrez vous souffrirez moins longtemps, moins intensément et récupérerez par voie de conséquence beaucoup plus vite avec moins de séquelles.
De plus, vous le savez bien. Si vous voulez prévenir et même soigner une maladie athéromateuse, prenez chaque jour : un mélange des huiles énumérées précédemment.
Mais sachez que cela nettoiera non seulement toutes vos artères mais également toutes les cellules de votre corps.


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Passons maintenant à la viande. Nous avons eu la fâcheuse habitude depuis le début du siècle d'augmenter régulièrement notre consommation de viande. Même si la consommation de viande n'est pas indispensable à la santé, une consommation régulière est bénéfique. Cela favorise le développement et la croissance des tissus ainsi que l'entretien de nos cellules. Mais, il s'avère que nous avons été excessifs depuis le début du siècle. Nous n'avons pas besoin d'une quantité importante de viande or, nous en mangeons trop. Cela conduit à un déséquilibre qui doit être re-stabilisé aujourd'hui. Toutes les études ont montrées qu'elles étaient riches en acides gras saturés ce qui favorisait les maladies cardiaques. Voici donc les règles quant à la fréquence avec lesquelles on peut les consommer : Pas plus d'une fois par jour. Ce qui se traduit par : quelquefois de la viande blanche par semaine et quelques fois de la viande rouge par mois. Idem pour la charcuterie. Un excès conduit aux maladies cardio-vasculaires, aux cancers, à l'ostéoporose et à toutes les maladies déjà évoquées.

Les laitages doivent être consommés régulièrement sans excès.
Si il n'y a pas d'intolérance !!! En cas de doute, adressez vous à votre médecin.
Prenez chaque jour deux portions de laitage, car les études montrent qu'ils diminuent le risque de cancer du sein et renforcent l'ossature. Une portion fait 30g soit 1/8ème de camembert. C'est un petit morceau de gruyère. C'est un yaourt, c'est un verre de lait. Vous pouvez en prendre une au petit-déjeuner et l'autre à l'un des deux repas voir à 16 heures si vous souhaitez faire une pause pour éviter une faim de loup dans les heures qui suivent. Bon nombre de prise de poids ne sont que la conséquence d'un grignotage de petits bouts de fromage dont on ne se rend même pas compte. Vous savez, lorsque l'on rentre chez soi le soir tard et que l'on a une petite faim, rien de plus facile que d'ouvrir le réfrigérateur et en attendant le repas de prendre un morceau puis un autre. Juste en attendant pour se caler un peu. Oui, c'est vrai mais cela s'additionne et à la fin de l'année, nous sommes tout surpris d'avoir pris 1 ou 2 kg.
En 10 ans, le calcul est facile à faire !
De plus, si vous buvez du lait, préférez le 1/2 écrémé. Mais encore une fois, s'il n'y a pas d'intolérance.

Les matières grasses d'origine animale comme le beurre, le saindoux... peuvent accompagner les plats mais ne doivent pas être consommés de façon systématique. Elles doivent être limitées à de petites portions, et toujours crues, si vous souffrez de maladies du cœur. Le beurre, bien évidemment, ne sera jamais frit car il s'oxyde dangereusement pour devenir dans ce cas cancérigène. Le beurre noir qui n'est autre qu'un beurre calciné doit être banni, source de très nombreux radicaux libres. De même que tous les aliments brûlés, calcinés, dont les fumées des barbecues.
Mais préférez le beurre aux autres margarines.

Le poisson :
Tout le monde connaît aujourd'hui l'intérêt des huiles de poisson des mers froides dans les maladies du cœur et des vaisseaux. Ils sont riches en acides gras poly insaturés de la série oméga 3. (Les huiles végétales, elles sont de la série oméga 6, sauf le colza, les noix, le lin, la cameline, le germe de blé). Ils permettent d'une certaine façon de "mieux nettoyer" les vaisseaux sanguins. Leur intérêt est également prouvé comme anticancéreux.
Pour nous, la conclusion à en tirer est simple. Dès cette semaine, vous prendrez au moins trois fois :
Des harengs ou des sardines ou du saumon.

Quant aux boissons, si toutes les études montrent intérêt d'un verre ou deux de vin par jour pour améliorer l'espérance de vie, (ce qui serait une des explications du paradoxe Français dont nous reparlerons), elles s'accordent également à tirer la sonnette d'alarme quand la consommation en devient supérieure. En effet, il est inutile de rappeler les conséquences dramatiques de l'excès d'apport d'alcool. Outre la dépendance qu'il exerce, il provoque des troubles neurologiques, des troubles du comportement, des troubles hépatiques, des troubles immunitaires, des cancers, des troubles digestifs...
Vous pouvez, dès cette semaine, faire un test pour évaluer votre taux de dépendance à cette boisson. Faites une semaine "zéro alcool ou vin".
Si cela vous est possible sans aucune réticence, vous n'avez aucune dépendance.
Si la seule idée de ne pas en prendre du tout pendant une semaine vous est déjà désagréable, c'est que vous avez déjà une dépendance.
Si vous pouvez vous en passer mais en en souffrant, votre dépendance est encore plus marquée.
Enfin si vous ne pouvez pas vous en passer ni même réduire votre consommation, vous présentez une dépendance.
Il faut alors en parler à votre médecin ou réfléchir à une stratégie pour vous aider à vous en débarrasser. Attention, ceci ne comporte aucune intention morale. L'alcool est une substance qui est anxiolytique, c'est à dire qui détend et peut rendre gai. C'est pourquoi elle est tant utilisée. Malheureusement, elle crée une dépendance et a de nombreux effets secondaires. Vous pouvez être certain que compte tenu de tous les inconvénients qu'elle entraîne, jamais "l'agence du médicament" qui délivre les autorisations de commercialisation, n'aurait jamais donnée son accord pour que "l'alcool" soit utilisé comme anxiolytique.
Sachez que la seule boisson indispensable à l'homme, est l'eau.
C'est pourquoi, non seulement, il faut réduire la consommation d'alcool à une consommation "raisonnable", mais il faut faire la guerre, dans un autre domaine, aux boissons sucrées tels les sodas et jus de fruits. Non pas, évidemment, si la consommation est irrégulière, et non pas, pour des raisons idéologiques. Ce n'est pas parce que ces boissons contiennent historiquement du coca et qu'elles viennent d'outre atlantique qu'il ne faut pas les boire mais c'est bien parce qu'elles sont la première source d'apport calorique chez vos enfants et petits enfants ! Si vous avez plus de cinquante ans, vous n'êtes pas concerné directement. Vous n'en buvez pas régulièrement et il y a même fort à parier que vous ne les aimez pas. Mais, vous avez un devoir d'éducation envers vos petits enfants et vous devez veiller à leur poids. Or avec la consommation de sodas apparaît plus facilement une obésité. Et pour vous-même, vous devez savoir que ce ne sont pas du tout des boissons anti-âge bien au contraire. Ces boissons favorisent de par leur composition la constitution d'ostéoporose. Ce serait dommage de se casser une vertèbre ou le col du fémur et d'être immobilisé avec tout ce que cela comporte uniquement à cause d'une trop grande consommation de sodas.
Préférez de l'eau, préférez manger les fruits au lieu de boire leur jus. Vous serez mieux rassasiés, vous bénéficierez de la présence de fibres et d'autres vitamines absentes du jus qui sont autant de facteurs de réjuvénation.

Si depuis le début, nous avons énuméré les différentes catégories d'aliments, nous disposons aujourd'hui de plus en plus d'aliments transformés. Industrialisés. Et avec eux, les problèmes arrivent plus nombreux et plus inquiétants.
Il n'y a rien de vraiment dramatique en France, aujourd'hui, car nous avons une culture et une tradition qui nous protègent encore. Ce d'autant que nous avons plus de 45 ans. Mais pour les jeunes générations, le problème n'est pas le même.
Qui dit produit industrialisé, dit produit bon à consommer tout de suite et bon au goût. C'est dire qu'étant disponibles, rapidement, nous allons les prendre avec d'autant plus de facilité. Quels-sont-ils ?
Les sucreries. Les pâtisseries industrielles, les viennoiseries, les plats tout prêts.
D'une façon générale ils contiennent tous des nutriments en proportions déséquilibrées. Naturellement, un bonbon de temps en temps n'a aucune conséquence, voir même un par jour. Mais... la pratique montre que tel n'est pas le cas pour 20% de la population, avec les graves préoccupations de santé publique que cela entraîne. A quand, comme pour l'alcool et les cigarettes, verra-t-on sur les emballages : à consommer avec modération tout abus déséquilibré est préjudiciable à votre santé ?
La leçon à retenir en ce qui nous concerne, est la suivante. Il faut les éviter.
Si vous souhaitez en prendre, alors, sachez les apprécier.
Se faire plaisir oui mais alors prenons le temps :
Voici par exemple, comment procéder pour "déguster" un chocolat.
Rien ne sert de le manger à toute vitesse, debout, en catimini, en ouvrant vite le placard et le refermant encore plus vite. Vous voulez manger un chocolat, si délicieux, si agréable. Inutile de prétexter que cela contient du magnésium et que vous en manquez, cela n'est pas vrai. Vous mangez un chocolat pour vous faire plaisir. Alors, faites-vous réellement plaisir. N'achetez que du bon, voir du très bon. Conservez le comme il faut. Et puis appréciez le.
Pour cela, soyez assis. Jamais debout entre deux. Regardez la boite ou la plaque. Si vous le cassez, regardez la tranche, regardez la couleur, humez déjà l'odeur. Puis, mettez le en bouche. Laissez le fondre 1 ou 2 secondes, analysez déjà les parfums et les saveurs. Puis croquez le, évaluez la douceur, l'âmereté, l'acidité (qui ne doit pas exister), éventuellement les autres composants comme le salé. Puis faites le passer dans toute votre bouche. Appréciez les parfums qui se dégagent : vanille, mangue, fruit, épices...
Fermez les yeux si cela peut vous aider, concentrez vous et prenez votre temps.
Si vous le voulez précédez la dégustation par une ou deux respiration profonde et calme. Vous serez encore plus disponible. Puis faites suivre la dégustation par encore 2 ou 3 respirations. Vous serez prêt pour une deuxième dégustation ou arrêter.
Vous voyez, s'occuper de soi et de son alimentation ce n'est pas être triste et manger de la salade cuite à la vapeur ! C'est être plus conscient dans l'instant de ce que l'on mange, c'est mieux apprécier ce que l'on consomme, c'est savoir également exactement les conséquences à long terme de ce que l'on fait et surtout, surtout être plus libre dans ses choix. C'est refuser l'impériosité de nos réflexes et automatismes pour être vraiment nous-mêmes.
Ainsi, nous pouvons redonner tout le relief et le plaisir vrai aux produits que l'on prend.
L'occasion nous est donc donnée de parler justement de certains produits qui ont connus leur heure de gloire mais qui maintenant sont dépassés.
Les produits light ; allégés en Français, avaient envahis les rayons des super marchés. La peur de grossir (justifiée) nous avaient fait nous jeter sur des produits nous permettant de manger encore plus en nous dépensant encore moins sans nous faire prendre du poids. Moins de graisse, mois de sucre absorbables, pour vivre heureux, tel était le slogan.
Or voilà que quelques dix ans après, nous apprenons que ces produits n'ont jamais fait maigrir, dans le cadre d'une alimentation normale, bien au contraire. Si vous remplacez dans votre alimentation tous les sucres qui sont contenus dans les aliments, c'est à dire les sucres cachés ou le sucre blanc ou roux que vous prenez. (Dans les conserves, dans les plats, dans les confitures, dans les pâtisseries, dans votre café, thé ou infusion...) Que se produit-il ? Normalement, vous diminuez considérablement l'apport calorique et il serait logique de penser qu’absorbant moins de calories, vous créez donc un déficit et avec une perte de poids. Malheureusement, cela n'est pas vrai ! Les femmes grossissent et les hommes restent stables d’après les études faites. Tout simplement, pense-t-on parce que l'on ne peut pas ainsi, "leurrer" l'organisme. Le goût sucré déclenche des réactions spécifiques comme la sécrétion d'insuline qui vous permet de stocker le sucre sous forme de graisse. Si vous n'en apportez pas, ce n'est pas grave. Comme il en arrive sous d'autre forme dans vos aliments, vous allez augmenter le stockage de ceux-là. Et tout compte fait, cela revient au même.
Existe-t-il comme dans les fables de La Fontaine une morale à l'histoire ? Oui.
Rien ne sert de courir (à droite et à gauche pour trouver des solutions miracles qui n'en sont pas), mieux vaut manger normalement (lentement et calmement).
Il est important de ne plus nous bercer d'illusions.
Il n'existe aucun procédé miracle ou alors, la magie tient dans les mille produits qui sont déjà à notre disposition, mais que l'on ne voit pas. La magie tient dans les petites habitudes de tous les jours bonnes ou mauvaises. Notre vie est faite de cette succession d'instants et aujourd'hui, nous savons que le plus important est de nous orienter vers des aliments plus sains, qui vont à la fois nous nourrir et nous faire plaisir.
Vers des aliments plus sains et d'agriculture agrobiologique. D'être exigeants pour la fraîcheur et le goût, car nous nous nourrissons autant du goût que du reste.

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Les aliments biologiques
Les aliments "biologiques", sont des aliments bénéficiant d'un label européen : AB, et sont particulièrement bien surveillés. Ils sont la garantie de procédés de culture ou d'élevage qui respectent l'environnement et les besoins des plantes, animaux et donc humains. Ils permettent ainsi de diminuer le taux des substances toxiques ou cancérigènes dans notre alimentation, notre boisson. Ils permettent également de garantir la teneur en substance protectrice "anti-âge". Ils sont à privilégier par rapport à tous les autres aliments et sont promis à un avenir florissant.
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Modes de cuisson :
Cette semaine, nous avons décidé à tous nos repas de consommer des légumes, des fruits, de faire au moins un plat contenant des légumes secs et du poisson.
De plus nous avons décidé de nous sevrer de toute boisson alcoolisée et de tout soda pour continuer ce que nous avions commencé la semaine dernière à savoir boire de l'eau en quantité abondante. Nous sommes déjà moins fatigués, notre transit intestinal s'est amélioré. Avec cette semaine, nous faisons en quelque sorte une cure de "nettoyage" de notre organisme.
Mais comment faire cuir tous ces aliments :
D'une façon générale, préférer le cru. Car la cuisson détruit, en partie, les nutriment protecteurs du cancer et des maladies cardiaques. C'est pourquoi, vous mangerez chaque jour, cette semaine, des crudités et des fruits. Mais il existe un certain nombre de nutriments qui sont mieux absorbés avec la cuisson.
C'est le cas de la tomate riche en lycopène, mais également des épinards, des carottes, des choux, de la citrouille riches en bêta carotène.

Voyons maintenant comment répartir ces aliments dans la journée.
Il est important de bien comprendre que bon nombre de troubles du comportement alimentaire proviennent d'une mauvaise répartition de nos repas dans la journée.
Le modèle qui fait littéralement "fureur" actuellement chez les scientifique est le modèle : Français.
En effet, nous nous sommes rendu compte au fil des études épidémiologiques qu'en France, alors que notre consommation de viande était équivalente à celle de nombreux autres pays, ces effets négatifs n’étaient pas aussi important que dans les autres. Comment peut-on expliquer ce paradoxe ? La réponse n’est pas univoque, elle reconnaît au moins quatre thèses que l’on peut énumérer. Il n'est certainement pas du à une seule cause mais au moins à quatre que l'on peut déjà proposer.
La première, concerne la consommation de vin qui permettrait une diminution de l'agrégation plaquettaire et de l'oxydation limitant les processus de formation de "caillots" dans les artères c'est à dire de thromboses.
La deuxième, est la plus grande consommation de fruits et légumes. Nous en avons déjà parlé.
La troisième, est la répartition des aliments au cours de la journée avec un "petit"-déjeuner, un déjeuner substantiel et enfin un dîner conséquent. La répartition en trois repas serait la meilleure.
Enfin une quatrième cause qui est ; l'existence d'un "art culinaire". Cela permet de varier considérablement les aliments et limiter les excès et carences en tous genres. De plus, lorsque l'on est habitué à manger ce qui est bon par une transformation culinaire, on se précipite moins sur les aliments riches en graisse et sucre. On apprend à aimer de tout, et non seulement ce pourquoi nous sommes "programmés" génétiquement. On réagit moins par réflexe, mais on agit par connaissance : c’est la culture.
Le manque de prise de recul se voit également dans les troubles du comportement alimentaire. Dans ces cas de compulsion, la personne de réagit plus que poussée par le "besoin" de manger en général du "sucré" ou du "salé" comme elle le dit. En fait il s'agit non pas du salé mais du "gras". Ce sont les deux seules saveurs : le sucré et le gras, pour lesquelles nous sommes programmés. Tout le reste est du à l'apprentissage. L'amer, nous ne l'aimons pas spontanément de même que l’acide ou le piquant. Il nous faut l'apprendre. Je n'ai jamais vu des personnes dont les centres du comportement alimentaire sont "déréglés" être attirée vers les endives ! Elle le sont toujours vers les gâteaux, les sucreries ou le fromage, la charcuterie...
Le rythme des repas va permettre d'aider la mise en place de cette culture de la nourriture. C’est tout l’art culinaire que de rendre «bon» ce qui ne l’était pas nécessairement au départ.

Voyons d'abord l'erreur la plus courante à ne pas commettre concernant la répartition des aliments au cours des 24 h..
Pour pouvoir perdre du poids, remplis de bonnes résolutions ou plus exactement de ce que l’on croit être de bonnes résolutions, on décide de ne rien manger le matin et très peu à midi. D'autant plus que tout le monde ne dispose pas à midi de lieux pour prendre ses repas. Ceux et Celles qui ne rentrent pas chez eux, sont contraints à manger à l'extérieur, de ce fait, inévitablement, ils sont amenés à faire plus attention au coût plus élevé. Si l'on dispose d'un restaurant d'entreprise, tout va bien, on est assuré d'un minimum varié. Si ce n'est pas le cas, une salade prise en vitesse ou un sandwich sur le pouce avec un café font l'affaire. Ce d'autant, que cela permet de prendre moins de temps pour l'heure du repas et ainsi sortir plus tôt le soir... La faim à 12 h ou 14 h est alors totalement maîtrisée et de plus, on y pense pas dans l’après-midi pris par le tourbillon de l’activité... Mais vers 16-18 heures, lorsque l'on sort de son travail et que l'on rentre chez soi, le "besoin" de manger se fait sentir. Parfois, cette compulsion irraisonnée va naître dans la rue en passant devant la devanture d'un commerce. La tentation ne nous laisse plus tranquille. Nous n'avons de cesse d'avoir mangé ce dont on a envie. Si tôt la porte de la maison ou de l'appartement refermée, nous nous précipitons vers celle du réfrigérateur pour nous emparer d'un aliment qui calmera notre "manque". Le repas du soir sera pris alors un peu plus tardivement. Rajoutons à ce tableau que les calories prises après 14-15 heures seront plus facilement stockées et nous comprenons l'importance d'anticiper ces épisodes de fringales ou de faims dans la prévention de la prise de poids.
Il ne faut jamais que vous soyez en situation d'avoir faim. Il faut que vous répartissiez vos aliments dans la journée pour qu'un maximum calorique soit pris avant 16 heures. Cela est d'autant plus valable que vous avez des troubles du comportement alimentaire.
Autre chose. Il ne faut jamais, j'ai bien dit - j a m a i s - prendre d'aliments entre les repas. C'est une fâcheuse habitude qui prédispose à tous ces fameux troubles du comportement alimentaire. Il faut vraiment retrouver nos "règles" d'antan qui décomposaient nos prises d'aliments en trois fois. Peut-être quatre si l'on a besoin de faire une pause à 16 heures. Mais jamais debout, en marchant dans la rue, en faisant autre chose comme le propose «The American Way Of Life».
La meilleure des règles à respecter c'est de "toujours manger assis avec un couvert". Vous êtes ainsi assuré de ne pas grignoter.
Bannissez les aliments rapides devant la T.V., au cinéma... Vous vous rendrez vite compte de l'importance du respect de toutes ces règles pour mieux équilibrer votre vie.

Les habitudes alimentaires :
Nous sommes un pays qui fait parti de ceux qui possèdent les meilleurs habitudes alimentaires au monde. Il faut les conserver et les améliorer et non pas les détruire. La convivialité qui accompagne les repas, les discussions sur la façon de cuire ou mijoter tel ou tel plat est vital pour votre santé comme pour celle de vos enfants et petits enfants. La transmission de ce savoir est très important. Et le plaisir de cuisiner tout autant. Ce qui signifie bien qu'il faut garder le plaisir de manger, l'éduquer, le développer. On est en droit de penser que plus nous serons exigeant sur nos goûts, moins nous mangerons n'importe quoi. Plus nous serons sélectifs, plus nous nous dirigerons vers ce qui est bon. Nous avons donc un devoir d'éducation et de transmission de notre art culinaire. Nous devons, intéresser nos enfants et petits enfants à la préparation des plats en redécouvrant le plaisir que cela procure. Plus nous aurons une culture et un art culinaire, plus nous bannirons les aliments et moins nous nous précipiterons sur le gras et le sucré, (hamburger-frite-soda).
Alors, y a-t-il opposition entre ce qui est bon au goût et ce qui est bon pour la santé.
Normalement non. Mais tout est une question de proportion. Il ne faut pas comprendre habitudes alimentaire de base et repas de fêtes. Les moyens économiques ayant augmentés, il était normal que nous consommions plus d'aliments "agréables" au goût c'est à dire "palatables". Mais les habitudes antérieures ne permettaient à l'homme que de se nourrir et de faire de temps en temps des "excès". C'était l'occasion de réjouissance, ou tout le monde se retrouvait et ou l'on partageait son repas. Mais, progressivement, nous avons voulu que tous les jours soient dimanche. Nous avons invité à notre table pour des raisons d'affaire les clients et nous nous sommes mis à manger de plus en plus riche. Car il n'y a pas de secret, plus un plat contient de sucre ou de graisse, meilleur il est. Et donc ce qui devait arriver, arriva. Notre corps prévu pour fonctionner dans des conditions rustiques, s'est mis à en souffrir. Alors la solution ? Est-elle de se priver continuellement ? Est-elle de ne plus rien manger ? Absolument pas. Elle est dans la compréhension de bonnes habitudes alimentaires. Nous devons avoir des règles pour le quotidien mais rien ne nous empêche d'avoir de temps en temps des repas de fête. Au contraire, il font parti intégrante d'un bon équilibre général. Il faut de temps à autre faire des écarts. Ce n'est pas pour autant que nous tomberons dans le ravin. Mais il faut cependant avoir une ceinture de sécurité bien attachée.
En conclusion, donnez vous des règles précises, mais acceptez de temps en temps de les enfreindre.
Attention pourtant. Certaines personnes doivent être prudentes. Celles qui ont de véritables troubles du comportement alimentaire.

Les troubles du comportement alimentaire :
Dans ces cas, nous nous comportons comme de véritables "drogués". Nous sommes dépendants du sucre ou des aliments. Nous ne pouvons pas nous passer de notre dose. Alors, ce sont des compulsions alimentaires qui débouchent soit sur une hyperphagie qui consiste à manger beaucoup et prendre du poids, soit sur une boulimie qui consiste à manger beaucoup de façon compulsive sans prendre du poids. Cette absence de prise de poids résulte de vomissements provoqués ou d’alternance avec des épisodes d’anorexie. L'anorexie est l'absence de prise d'aliments ou tout au moins, juste du stricte minimum. Le poids peut rester normal si elle alterne par des épisodes de boulimie ou baisser dramatiquement s'il n'y a qu'une restriction permanente.
En général les troubles du comportement alimentaire T C A, s'accompagnent d'une perturbation du schéma corporel. La personne ne se rend plus compte de la réalité des formes de son corps et se trouve ou trop grosse ou trop maigre. Il peut s'associer des angoisses, des dépressions vraies, des obsessions.
Ces troubles alimentaires sont le fruit de la rencontre de trois éléments.
D'une prédisposition individuelle. D'une mise à disposition des aliments. D'une contrainte sociale forte pour une image d'un corps maigre.
En général, il va y avoir un premier "régime" draconien qui va "sensibiliser" les centres de la régulation du comportement alimentaire et le rendre instable. Puis le reste suit. L'instabilité s'accroît au fur et à mesure des régimes successifs et des épisodes de compulsion. Le poids augmente et diminue en faisant le "Yo-Yo". Parfois le centre reste bloqué sur la phase "anorexie" parfois sur la phase "compulsion". Parfois il oscille entre les deux.
Dans tous les cas, pour le traitements, ce qui est le plus important est une prise en charge globale, tant nutritionnelle que comportementale. Il faut aider avec beaucoup de compassion et de compréhension pour mettre en place des "stratégies" pour redonner une stabilité à ces centres qui ont été perturbés. Il faut que le médecin fasse équipe avec la personne qui est atteinte de TCA pour contrecarré cette partie qui régule les comportements alimentaires.
Il est vrai aussi que comme dans beaucoup de "drogues", cela débute dans un contexte de tension psychologiques et que l'alimentation à cette époque un refuge. (Parfois, cela débute d'emblée par un épisode d'anorexie car il ne faut pas oublier que pour 60 % de la population, lorsqu'il y a un problème, il y a une restriction alimentaire et non pas l'inverse. Rappelez-vous lorsque vous avez été amoureux la première fois de votre vie ou votre premier chagrin d'amour, vous ne mangiez plus rien !)
Ainsi, les aliments étant disponibles, on se jette dessus, mais le poids venant poindre et sachant que ce n'est pas "bien", on se restreint et la machine infernale est lancée.
C'est pourquoi, il faut s'attacher d'emblée aux troubles du poids et du comportement alimentaire. Il ne faut pas attendre et surtout il faut prévenir.
Alors, pour cela :
Ayez des rythmes réguliers.
Ne mangez pas entre les repas.
Prenez le maximum de vos calories et aliments avant 17 heures.
Ne sautez jamais de repas.
Repérez les moments ou vous avez faim et les fois d'après mangez plus au repas précédent.
Soyez "raisonnables",
- Evitez les apéritifs
- Ne vous réservez pas deux fois un plat ou un dessert.
- Préférez les fruits aux pâtisseries de façon courante
- Eliminez les sodas et réduisez l'alcool et le vin.
Rangez les aliments de façon à ce qu'ils ne traînent pas n'importe ou dans la maison.
Mieux vaut prévenir que guérir
La prévention dans ce domaine est extrêmement importante. C’est une illustration on ne peut plus claire du décalage qui peut exister aujourd’hui entre des progrès considérables dans le domaine médical et des comportements inadaptés en faisant perdre le bénéfice.
En France ce problème semble peu important. Pourtant, il est en développement constant depuis 20 ans. Si seulement 10 % de la population adulte est obèse, les T.C.A. se sont multipliés par 2 chez les enfants et adolescents en 10 ans. Soit 15 à 20 %. On à pas encore rejoint les scores des USA : 33 % de la population obèse avec des projections à 100 % dans 50 ans si la croissance de ces comportement suit la même courbe. Or l’obésité et les T.C.A. sont de véritable problèmes de santé publique. Les conséquences sont graves à tous les niveaux : Santé, qualité de vie, économique, social. De plus, les traitements sont longs, difficiles, décourageants. Mieux vaut donc prévenir par des règles de base, saines, de bon sens.
Voici intégralement les conseils que je donne systématiquement à tous mes patients qui me consultent pour des troubles du comportement alimentaire :


Voici 30 conseils qui doivent, non pas être des règles, mais des habitudes de vie.
Elles sont issues de centaines d'observations et permettent d'éviter les pièges du quotidien. La pratique permet de constater qu'elles sont parfaitement applicables et que leur respect évite les rechutes.
Bien évidemment, il est possible de les adapter et si certaines vous paraissent floues, n'hésitez pas à nous en parler.
POUR LE REPAS :
Manger assis avec un couvert.
Ne rien faire d'autre en mangeant (T.V., radio, lecture).
Poser ses couverts toutes les trois bouchées.
Mâcher complètement avant d'avaler.
Faire une pause au milieu du plat.
Quitter la table après le repas.
ORGANISER LES REPAS :
Planifier ses repas sur la semaine.
Réduire la consommation de chaque aliment sans supprimer les aliments préférés.
Refuser les aliments imprévus.
Avant chaque prise alimentaire prévoir un moment de relaxation.
Utiliser de petits récipients.
Eviter de servir à table.
Ne pas laisser le plat sur la table.
Jeter les restes immédiatement.
LES ACHATS :
Faire les achats après les repas.
Faire les achats avec une liste.
Eviter les aliments consommables sans aucune préparation.
Ne pas prendre plus d'argent que celui justifié par la liste d'achat.
LE RANGEMENT :
Nettoyer la maison des aliments disséminés.
Jeter les aliments "dangereux" à la poubelle.
Regrouper les aliments dans un même lieu.
Ranger les aliments hors de vue.
VACANCES ET RECEPTIONS :
Prévoir ce que l'on va manger avant la réception.
Prendre une collation basse calorie avant la réception (style protéines).
Pas de petits "amuse-gueule".
Pas d'apéritif ou de digestif alcoolisé ou sucré.
Attention au vin à table.
Eloigner la corbeille de pain.
Refuser poliment mais fermement le second service.
Accepter un écart avec philosophie sans désespérer.

Mais si vous avez déjà un trouble du poids, comment l'aborder ?
Tout d'abord, demandez vous ce que vous avez fait pour en arriver là ?
Depuis quand avez-vous constitué cet excès.
Y a-t-il un moment bien précis ou cela s'est déclenché. (Prise de médicament, arrêt d'un médicament, arrêt de tabac, modification d'habitudes alimentaires dans le cadre d'un déménagement, d'un changement de travail.)
Y a-t-il un contexte d'anxiété, de soucis, d'angoisse, de déprime qui ont déclenché une hyperphagie pour compenser les problèmes et se faire plaisir ?
Est-ce une prise progressive depuis toujours. En France, les femmes prennent 7 kg entre 20 et 50 ans. Cela est le résultat d'une alimentation riche, sans vraiment d'autre raison.
Est-ce que cette prise de poids s'est produite depuis la survenue d'une ménopause. Il faut savoir cependant que les femmes sous traitement substitutif prennent moins de poids que celle qui ne le sont pas.
Il faut savoir également qu'avec l'âge, la masse musculaire diminue et que la dépense calorique diminue d'autant. Si l'alimentation est stationnaire, et que l'activité physique diminue ou reste stationnaire, alors le poids augmente mathématiquement.
Avez-vous déjà fait des régimes ? A chaque fois que vous avez perdu du poids, vous avez non seulement perdu de la graisse mais également du muscle et donc vous avez diminué encore votre besoin calorique. Si vous avez remangé exactement comme avant sans avoir fait de sport, vous reprenez donc du poids et : un peu plus qu'avant. Là encore, c'est inévitable.

Au terme de cette analyse, vous savez si votre poids est :
La conséquence de troubles du comportement alimentaire, eux-mêmes dus à une ancienneté du trouble provoquant une véritable instabilité du comportement ou à un stress momentané ou prolongé.
La conséquence d'une alimentation riche, régulière, sans excès franc avec une diminution de l'activité physique et de la masse musculaire.
De ce fait, vous pourrez mieux aborder votre problème.
Peut-être les seuls conseils donnés précédemment seront suffisant pour vous aider à retrouver votre ligne : régularité, augmentation de la ration de légumes, équilibre...
Si tel n'est pas le cas, il faut alors que vous vous fassiez aider.
Pour cela, renseignez vous autour de vous. Demandez conseils à votre médecin pour qu'il vous aide lui-même ou vous oriente vers son correspondant.
Sachez qu'il faut en général que le problème soit compris et abordé dans sa globalité : psychologique, nutritionnel. Qu'il n'est absolument pas utile de pour autant "psychanalyser" mais qu'il est indispensable de se faire soutenir psychologiquement car la route est longue et parsemée d'embûches.
Renseignez-vous auprès de groupes qui s'occupent d'alimentation spécialisés dans l'amaigrissement, ils peuvent être de bons conseils.
Mais dans tous les cas, je vous en conjure, il n'y a aucune méthode miracle. Les massages, les stimulation locales, les plantes etc. ne peuvent jamais apporter une réponse absolue. Ce peut-être une aide. C'est tout. Certes c'est déjà beaucoup, mais c'est une prise en charge, de vous par vous, qui sera déterminante pour le futur. Méfiez-vous des «cures» miracles, des vendeurs de rêves.
Autre conseil, fixez vous un objectif "raisonnable". Car plus l'objectif sera "prétentieux", plus il sera difficile de conserver votre poids. Mieux vaut fixer un objectif de moitié et s'y tenir que de perdre du poids et tout reprendre. Car il est facile de perdre du poids. Ce qui est difficile, c'est de maintenir. Rien ne vous empêchera l'année d'après lorsque vous aurez été bien stable d'envisager d'en reperdre à nouveau.
Et puis, il existe de bonnes graisses. La répartition de la graisse autour des hanches est plutôt un facteur de protection de l'ostéoporose et des maladies cardio-vasculaires. Par contre, la graisse localisée au tronc et à l'abdomen est néfaste. Même pour un surpoids modeste cela doit nécessiter une attention et un amaigrissement.

Dernier conseil :
Si vous avez déjà tout essayé.
Si vous êtes découragé.
Si vous ne voulez plus entendre parler de votre poids...
Vous avez raison.
Ne vous en préoccupez plus car ce ne doit pas être obsessionnel.
Alors tout simplement, passez à une autre étape et préparez le "terrain". Comme nous sommes un tout, en vous occupant des autres dimensions de votre être, vous allez avoir un effet indirecte sur votre comportement alimentaire et vous pourrez tranquillement revenir à ce chapitre plus tardivement. Vous verrez alors que tout sera facilité.

N'oubliez pas que tous ces conseils n'ont un sens que s'ils sont pris dans leur globalité. Rien ne sert d'avaler des tonnes de vitamine C, vitamine A, vitamine E, sélénium, si vous ne mangez pas normalement. Là encore les études le prouvent. Buvez de l'eau, faites de l'exercice, et maintenant, nous allons voir un autre aspect essentiel : s'aérer et respirer !

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Résumé de la deuxième étape :
Prendre du plaisir en mangeant. Prenez soin de votre table, décorez la, mangez aux chandelles.
Dissocier les habitudes régulières des repas de fêtes.
Manger des légumes verts, rouges, oranges.
Manger des fruits.
Ne pas manger entre les repas.
S'aider si besoin pour régler ses troubles du comportement alimentaire d'un spécialiste.

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