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PREMIERE SEMAINE : ET SI NOUS FAISIONS LE BILAN

Etre authentique :
Nous avons déjà abordé précédemment cette notion du vivre vrai qui nous habite à partir de 40 ans, mais parfois plus jeune, parfois plus tardivement.

Il est certain qu'à partir d'un certain moment, c'est à dire après avoir expérimenté la vie, après s'être affirmé, nous réalisons l'importance d'être nous-mêmes. La vie est faite de courses effrénées, d'affrontements avec les événements et les autres. Nous avons du nous installer dans la vie, à tous les niveaux ; professionnels, familial, sentimental, habitation et durant ce temps, nous n'avions pas de temps pour penser à nous-mêmes. Nous nous sommes totalement investis dans tout ce qui était extérieur. Dans la grande majorité des cas, nous avons abandonné nos activités culturelles et sportives de notre adolescence. Parfois, nous avons conservé une activité qui est notre petit jardin secret et qui nous a procuré une bouffée d'oxygène tout au long de ces années. Mais même cela, ne nous satisfait plus entièrement. Nous avons besoin de nous épanouir, enfin ! Nous rêvons comme durant notre adolescence d'une vie plus harmonieuse. Nous avons envie d'être acceptés pour ce que nous sommes, sans artifice. Bref, nous n'avons plus envie de devoir prouver à tout instant ce que nous sommes. Nous sommes prêt à consentir à nous occuper de nous. Nous sommes prêts à consacrer un peu de temps pour notre capital santé et notre bien être. D'autant que ce que nous demandons n'est pas la lune ! Nous voulons seulement profiter de ce que nous sommes et de ce que peut nous apporter la vie.

Pourtant, dans notre monde actuel, rien ne nous est épargné. Bien souvent, il nous faut au contraire refaire nos preuves et gare à la concurrence des plus jeunes. Pour beaucoup d'entreprises, nous ne sommes plus réellement valables dépassé la cinquantaine ! Quel gâchis bien sûr de tant d'expérience. Mais la réalité parfois dure s'impose. C'est pourquoi, nous avons besoin de trouver en nous-mêmes notre force. Car nous savons que ce n'est pas à l'extérieur que nous pouvons attendre de l'aide. D'autant plus lorsqu'il nous faut à nouveau repartir et prouver de quoi nous sommes capables ! Dans notre tête, nous avons toujours 20 ans, seulement nous n'avons pas vu le temps passé. Malheureusement, déjà les crises de lumbago, les rhumes qui guérissent moins vite, les douleurs articulaires qui se signalent avec l'humidité nous rappellent à l'ordre.

Quelque soit notre situation, notre désir de vivre vrai se traduit par une envie de profiter de la vie. Heureusement et normalement nous disposons de plus de temps à partir de la cinquantaine voir de la soixantaine pour le faire et nous entendons bien ne pas être gêné par les empêchements éventuels d'un corps qui ne répondrait pas. Nous avons réglés nos difficultés avec l'extérieur et nous avons envie que notre corps continue à répondre présent comme auparavant. Ce d'autant que profiter de la vie n'est plus synonyme de la mordre à pleine dent. C'est plus subtil, c'est découvrir ou redécouvrir les choses qui ont du goût. Nous voulons en finir avec les artifices, nous voulons des produits qui sont sincères et vrais. Fini les édulcorants de synthèse, nous voulons des aliments qui résonnent le terroir. Nous sommes même prêts à accepter certains inconvénients pour cela. Nous avons envie d'un air plus pur, nous avons envie d'entendre le chant de vraies hirondelles dans nos villes. Nous avons plus qu'une envie, nous avons un réel besoin de simplicité et de produits qui ne trichent pas. Tout cela est le fruit d'une longue maturation. Nous le réalisons parce que nous avons déjà traversé un certain nombre d'épreuves qui nous permettent de voir le relief de la vie. Nous savons ce qu'est la valeur d'être avec les autres, nous savons apprécier une compagnie, tout comme un coucher de soleil devient important, voir primordial.

Et si nous avons besoin de relations vraies avec notre entourage, nous avons également besoin d'une relation vraie avec nous-mêmes. Nous souhaitons nous connaître pour pouvoir être nous-mêmes. Nous n'avons plus envie de rentrer en compétition et acceptons nos défauts. Bien sûr nous en avons, mais qui n'en a pas ? Nous sommes comme ces produits du Terroir, avec leur qualité et leur défaut. Et tout se simplifie d'ailleurs lorsque nous sommes nous même et que nous disons ce que nous pensons. Tout se simplifie aussi avec nous lorsque nous acceptons nos limites.

Vivre vrai c'est accepter de prendre conscience des ses difficultés. C'est en même temps prendre conscience de notre potentiel et de nos qualités.
Alors, pour mieux nous connaître et prendre les mesures dont nous ressentons le besoin, nous allons donc procéder à un "état des lieux", tout en commençant à vous donner des conseils simples et efficaces pour ralentir le processus de vieillissement du corps et de l'esprit pour pouvoir profiter de la vie

Faire le point :
Dans n'importe quelle société, il est utile de faire le point de temps en temps. Cela s'appelle un audit. Lorsque vous allez voir votre médecin, il va également faire le point pour faire le diagnostic. Il en est de même pour vous. Il est important que vous sachiez exactement ou vous en êtes de votre santé, de votre forme, de votre moral. Grâce à ce bilan, vous prendrez conscience de la situation, des faiblesses et des forces et vous saurez comment procéder pour développer les solutions.

Il est important que non seulement vous sachiez ou vous en êtes vous-même mais dans quel environnement vous vivez.

Notre environnement est intimement lié à notre santé. Il est à la fois un déterminant essentiel qui conditionne notre état de santé et le reflet de nos habitudes qui influent également sur notre état général.

Nous sommes réellement un tout, et à la question : "Qu'est-ce qui pour vous est important dans ce qui conditionne votre santé ?", le cadre de vie est mentionné presque systématiquement par les personnes ayant plus de 45 ans. Cette réponse montre l'importance donnée à juste titre à notre habitation, les transports, le lieu de travail.

Nous allons donc visiter pas à pas les lieux que vous parcourez régulièrement mais qui vous sont tellement familiers que vous ne vous rendez même plus compte de l'importance qu'ils peuvent avoir. Un peu comme si vous vous étiez habitué. Seulement, cette habitude se fait parfois au détriment de votre capital santé.

Pour cela, il faut que vous vous imaginiez dans la peau d'une autre personne qui viendrait de l'extérieur. Une personne qui ne serait jamais venu et qui se présenterait avec un regard neuf. Transformez vous en spécialiste de la question et passez au crible de votre critique cet environnement. Soyez sans pitié, quitte à revenir après et adoucir un peu votre critique. Dans un premier temps, notez le plus possible d'éléments à modifier. Dans un second temps vous pourrez les classer par ordre d'importance et organiser dans le temps les modifications à faire.

Avant de commencer, munissez-vous d'un cahier spécialement prévu à cet effet. Ce sera votre compagnon qui vous suivra et vous servira tout au long de ce programme.

Notez en titre : Carnet de Bord. Comme la première semaine est consacrée au bilan et à l'organisation, vous allez pouvoir y noter dedans vos constations de même que la liste des achats nécessaires pour "planter le décor" de cette reprise en main de votre santé.

Votre cahier sera donc votre premier investissement.

A votre travail :
Commençons par le lieu de votre travail. Qu'il soit rémunéré ou non, c'est à dire que ce soit votre travail proprement dit ou une activité associative extérieure à votre habitation.
Cet espace peut apparaître dans un premier temps comme difficilement modifiable. C'est vrai, nous n'avons qu'une relative liberté pour le changer. Cependant, nous allons voir que cette relative liberté est parfois suffisante.

Tout d'abord, première étape, nous allons observer (ou plus exactement, le spécialiste de l'environnement que vous êtes devenu), l'éclairage dont vous bénéficiez.

Y a-t-il un éclairage naturel suffisant ? Si les fenêtres sont réduites, l'exposition au nord, prévoyez un éclairage halogène. Cela à double titre ; tout d'abord pour des raisons de vision et secondairement pour des raisons de "moral".

En effet, un environnement insuffisamment éclairé en permanence peut en particulier à l'automne et l'hiver déclencher des déprimes automno-hivernales. Le traitement en est simple, sortir et marcher dehors si possible le matin ou disposer d'un éclairage intérieur suffisant !

Cependant, attention, si vous disposez déjà d'un éclairage halogène, veillez bien à ce que celui-ci vous éclaire de façon indirecte. En aucun cas vous ne devez apercevoir l'ampoule. Si tel est le cas, alors cela ne convient pas. Méfiez vous tout autant des éclairages halogènes de bureau posés directement sur la table Tout comme pour l'éclairage général de la pièce veillez à ce que l'abat jour vous isole bien les yeux et n'éclaire que votre travail. Car si tel n'est pas le cas, à la longue, l'ampoule halogène qui possède beaucoup d'avantages peut favoriser la survenue d'un trouble oculaire à savoir la cataracte. Ne serait-il pas dommage pour des petites habitudes à priori anodines, de devoir se faire opérer d'une intervention qui même si elle se pratique couramment n'en reste pas moins une intervention avec tout le cortège d'inconvénients que cela apporte ?

Mais, si l'intensité lumineuse est essentielle, il n'en faut pas pour autant délaisser la décoration. Pour cela, la pose de rideaux soit voilages, soit doubles rideaux peut donner un sentiment de confort que certains rideaux métalliques ou classiques sur les lieux de travail n'apportent pas. Voyez si cela est possible et croyez que cela vaut souvent la peine.

N'oubliez surtout pas une chose ; C'est vous qui vivez à votre travail. Ce n'est pas votre employeur. (peut-être est-il cependant dans la même pièce que vous ce qui peut ou compliquer la situation ou la faciliter selon son adhésion à la nécessité de transformer l'environnement). Si bien, que même si cela vous demande un léger investissement personnel, celui-ci est rentable. Vous vous sentirez mieux. Vous viendrez avec plus de plaisir, vous n'aurez pas à vous faire opérer de la cataracte !

Deuxième étape, veillez à l'installation de votre poste de travail, quel qu'il soit. Le bureau, les fauteuils ou chaises. Si vous travaillez sur un micro, veillez à ce qu'une fois installé, votre regard descende vers le bas dans axe d'au moins 30°. Cela permet de cligner des yeux suffisamment souvent pour améliorer le repos oculaire. Si vous regardez votre écran à l'horizontal ou pire s'il est vers le haut et que votre regard est oblique en haut, vous vous fatiguerez très vite et vous risquez d'avoir des maux de tête, des fatigues visuelles et de la fatigue générale.

N'hésitez pas à discuter de votre poste de travail avec votre employeur ou la médecine du travail, il existe des règles très précises et mieux que quiconque ils sauront vous conseiller.

Rappel sur la position assise
Veillez essentiellement à la position du bas du dos. Ni cambré, ni arrondi. Installez-vous le plus symétriquement possible. Il existe maintenant des chaises "ergonomique", facilitant à la fois le confort et à la fois la stabilité.

Essayez cette semaine de relever par des cales, les pieds arrières de vos chaises. Ceci permet d'incliner l'assise de votre siège de 10 à 15° et votre dos pourra se placer instinctivement dans une bien meilleure position.

Troisième étape, observez le revêtement au sol (surtout si vous vous déplacez toute la journée).

Si vous êtes commerçant, ou toujours debout, pensez à votre chaussage, vos pieds ne doivent pas vous faire souffrir le soir. Achetez vous une paire de chaussure adaptée, voir si cela est nécessaire, des bas de contention. Mieux vaut tôt que tard. Nous verrons lors des semaines suivantes quels exercices pratiquer pour éviter ces inconvénients de l'insuffisance veineuse et lymphatique.

N'hésitez pas à avoir une paire de chaussure spécialement adaptée au lieu de votre travail ou différente de celle que vous utilisez pour les déplacements. Pensez à utiliser des semelles si vous avez des douleurs en particulier de l'avant pied. Vérifiez si vous n'avez pas d'inégalité de longueur des membres inférieurs. Demandez à votre médecin généraliste, cela est tout simple à constater.

Il suffira que vous soyez allongé sur le dos, il tirera sur vos chevilles et constatera si vos deux "petites bosses" ou malléoles internes sont à la même hauteur. Si tel n'est pas le cas, avec une différence de plus de 1 cm, il faut prévoir une talonnette car cela peut-être responsable de lombalgies et dorsalgies.

Quatrième étape, soyez critique sur l'environnement sonore.
Le bruit provenant de l'extérieur est-il intolérable et provoque-t-il des troubles ? Les nuisances sonores sont en effet responsables de troubles du sommeil, d'irritabilité, de maux de tête. Est-il possible de faire poser des doubles vitrages ? Mais y a-t-il également trop de bruit intérieur à cause de machines, de conversations... Voyez avec les autres comment vous pouvez résoudre ces problèmes. Il ne sont pas à sous-estimer. Evaluez les moyens de poser des cloisons ? Peut-être des plantes vertes pourraient elles vous isoler tout en apportant une note plus agréable ?

Cinquième étape, occupez-vous de l'air. Pouvez-vous régulièrement aérer les pièces ou vous vivez ? Il faut pouvoir ouvrir les fenêtres pour changer celui des habitations, même si l'atmosphère extérieure vous parait polluée, elle l'est souvent moins que à l'intérieur des logements. Dans tous les cas, il faut une aération complète quotidienne. Si vous avez un système d'aération mécanique et de ventilation ou de climatisation, soyez attentif qu'il ne soit pas un générateur d'impuretés. Renseignez vous auprès de l'installateur car dans les conduits qui amènent l'air peut se développer des moisissures sources de maladies respiratoires.

Mais tout cela n'est rien si vous vivez dans une atmosphère enfumée. Actuellement la loi prévoit la création de lieux spécifiques pour pouvoir fumer. L'inhalation passive de cigarette provoque, maintenant cela est prouvé, des maladies identiques à celles provoquées par le tabagisme actif. Il est donc important de pouvoir, même si vous êtes vous-même fumeur, disposer d'un lieu spécifique. Cela permet pour les non fumeurs de ne pas supporter la fumée des autres et pour les fumeurs de se limiter dans sa consommation ce qui est souvent leur propre souhait. (Nous verrons lors de la troisième semaine comment s'occuper de ce problème de santé publique et grave pour chacun d'entre nous).

La sixième étape consiste à faire la liste de tout ce qui pourrait vous être utile sur le lieu de votre travail. Après la lumière, les bruits, l'air voyons ce qu'il en est de l'eau.

Avez-vous de quoi vous faire quelque chose de chaud à boire ? Si non, notez sur votre liste le besoin d'acheter une résistance chauffante que vous pourrez brancher sur n'importe quelle prise et ainsi vous faire une boisson chaude. Avez-vous également un verre pour boire suffisamment d'eau tout au long de la journée. Si tel n'est pas le cas notez sur votre cahier de ne pas oublier d'apporter un verre. Avez-vous la possibilité de stocker des bouteilles ou de vous acheter un filtre à charbon pour boire l'eau du robinet. Rien de plus facile, vous remplissez votre récipient et sans avoir à transporter des bouteilles à l'infini, vous disposez en quelques minutes d'eau épurée propre à la consommation.

Grâce à un filtre à charbon actif vous réduisez la concentration en chlore, en nitrates, en plomb, en calcaire, en cuivre, en zinc, en herbicide, en pesticides et autres impuretés contenues dans l'eau potable sans pour autant détruire les sels minéraux bénéfiques. De plus l'absence de goût d'eau de Javel ou autre vous redonne le plaisir de boire de l'eau pure ou des boissons tels le thé ou les infusions.

Cette semaine, commencez donc votre cure de remise en forme en buvant de l'eau. Beaucoup d'eau.

Savez-vous quelle sont, le premier signe et le dernier signe en cas de déshydratation ? La soif est le dernier mais la fatigue apparaît avant tous les autres. C'est pourquoi, la grande majorité des fatigues dont nous sommes victimes dans les bureaux autant l'hiver que l'été sont dus à une consommation insuffisante : d'eau ! Rien que l'application de cette consigne peut vous prévenir de nombreux troubles de santé. Vous redonnez à vos cellules l'élément vital dont elles ont besoin. Votre vitalité est retrouvée, sans parler des infections urinaires et des coliques néphrétiques que vous éviterez.
N'oubliez pas non plus de noter sur votre liste une brosse à dent. Si vous ne pouvez pas la laisser à votre travail, achetez en une qui soit transportable. Elle se pliera dans votre poche ou sac de façon à ce que vous puissiez tous les jours après le repas entretenir la santé vos dents et gencives.

Voici donc un nouvel engagement pour lutter contre l'âge, le brossage systématique des dents y compris à l'extérieur de la maison

La plaque dentaire et les parodontopathies :
Les maladies concernant l'ensemble des dents et de la gencive sont très nombreuses. Chacun connaît bien la carie, qui est la conséquence d'une prolifération bactérienne locale provoquant un atteinte de l'intégrité de l'émail et des douleurs. Mais, le pire reste à voir. La plaque dentaire est un amalgame qui se forme dans les minutes qui suivent la consommation d'aliments. Cette plaque dentaire progressivement se développe et en se développant détériore la gencive. Cette gencive composée d'os et de muqueuse se fragilise et au fil des années ne remplit plus son rôle de soutien de la dent. C'est ce que l'on appelle une rétraction de l'os alvéolaire.

Les dents de ce fait vont se déchausser et ... tomber.

Cependant, cette évolution n'est pas inéluctable. Outre toutes les consignes que nous vous donnons par ailleurs : bonne alimentation, activité sportive, aération sans tabac...

Il faut retenir 2 notions excessivement importantes :
La première : il faut utiliser au maximum ses dents. C'est à dire qu'il faut manger des aliments ayant besoin d'être mâchés. La mastication permet de stimuler l'os alvéolaire et évite donc sa déstructuration.
Deuxièmement, il faut s'opposer à la formation de la plaque dentaire. Pour cela, il n'y a pas plusieurs solutions. Il ne faut pas manger entre les repas et s y s t é m a t i q u e m e n t se brosser les dents après avoir mangé pour éliminer la plaque en formation.

Comment se brosser les dents :
Il est indispensable d'avoir un bon matériel comme nous l'avons déjà indiqué. Il faut se brosser les dents de la gencive vers les dents c'est à dire "du rose vers le blanc". Une brosse pliable doit toujours être avec soi pour éliminer les aliments qui peuvent se coincer entre les dents aux repas pris à l'extérieur.

Il faut penser également à utiliser un fil dentaire pour bien intervenir entre les interstices. Enfin, une brosse électrique et un jet pulsateur d'eau parfait l'entretien.
Le recours à certains dentifrices spécialement conçus pour fortifier la gencive est recommandé. L'adjonction de fluor même si elle ne s'intègre pas à la constitution de l'émail permet de protéger la dent en constituant un film de quelques microns d'épaisseurs, luttant contre les phénomènes douloureux.

La prévention dans ce domaine est capitale. Elle est la seule garantie de disposer en permanence d'une bonne denture pour conserver une bonne mastication et donc une bonne alimentation.

L'équilibre alimentaire est absolument nécessaire à la bonne santé des gencives et dents. Les études ont montré très clairement la corrélation qui existait avec la présence de légumes et fruits dans la ration quotidienne.

Enfin, la septième étape consiste à décorer l'endroit ou vous travaillez.
Posez un bouquet de fleur, apportez un parfum placez un tableau ou une gravure, des photos.
Personnalisez l'endroit ou vous passez vos journées.

Non seulement il faut vous ayez le moins de source de gène : obscurité, bruits, odeurs, inadaptation de matériel, mais il faut également que vous vous sentiez bien. Il faut que vous vous sentiez chez vous car votre moral en dépend.

A la fin de cette visite, cahier en main, vous êtes en présence de trois rubriques ; vous avez dressé la liste des achats à faire cette semaine : lampe, chaussures, brosse à dent, fleurs, parfum, rideaux... vous avez dressé la liste des contacts téléphoniques à envisager dès cette semaine, pour prendre rendez-vous ou demander conseil : podologue, médecin du travail, installateur de la climatisation, directeur des ressources humaines, comité d'entreprise, installateur de double vitrages... et enfin, vous avez trois actions à élaborer de façon systématique : boire plus d'eau, vous brosser les dents et aérer au maximum vos pièces.
Il ne reste plus qu'à se rendre maintenant chez vous.


1er Résumé de la 1ère Etape

A la maison :
Commençons, toujours avec le cahier à la main, par nous rendre dans la cuisine. Cette pièce est essentielle car un partenaire incontournable pour mieux gérer votre santé.

Première étape, observons l'organisation.
Tout comme sur le lieu de votre travail, faites le point sur l'éclairage qui se trouve dans la pièce. Vous l'avez compris, nous referons cette démarche concernant la lumière de façon systématique pour chaque pièce. Notez dans votre cahier, s'il est nécessaire d'ajouter un éclairage au dessus du plan de travail, de le prévoir. Les spots peuvent être particulièrement bienvenus de même que les éclairages néon de type lumière "industrielle". Nous n'utiliserons pas de lumière halogène même basse tension.

Le deuxième point sur lequel vous serez particulièrement vigilant, est celui de l'aération. Compte tenu des techniques de cuisson qui ont recours au gaz et des fumées qui peuvent être produites, il est indispensable que vous disposiez de bouches d'aération. Bien souvent, elles sont absente dans les immeubles anciens et trop souvent elles sont bouchées par nous-mêmes, pour éviter la pénétration du froid ou parce qu'un meuble se trouve devant, dans les immeubles récents. Il faut absolument les dégager et en créer s'il n'en existe pas. En effet, les gaz produits par la combustion ou plus exactement résidus d'une combustion incomplète se concentre dans le pièce produisant jusqu'à plus de 10 fois la dose acceptable comme seuil de pollution atmosphérique ! Une ventilation sous forme de hotte aspirante avec rejet extérieur permet si elle est branchée systématiquement lors de l'utilisation de la cuisinière au gaz d'éviter les concentrations intolérables préjudiciables à la santé.
Les fumées liées à la cuisson des aliments en particulier celles provoquées par les graisses sont des facteurs de risque qui certes peuvent dans les cas de production massive entraîner immédiatement des troubles respiratoires mais qui en général n'auront un effet délétère qu'à la longue par une inhalation constante et répétée. Ce mécanisme sournois n'en est pas moins dangereux bien au contraire.

Vérifiez aussi la qualité du tuyau de conduction du gaz entre l'arrivée et votre cuisinière. Ils doivent être changés très régulièrement car un risque de porosité existe et donc de fuite.
Notez dans votre cahier s'il est nécessaire d'acheter un tuyau, prévoir une nouvelle aération...

En troisième lieu, vous allez vous assurer de la bonne hygiène et asepsie de la cuisine.
Le sol de votre cuisine comme votre table de travail, comme le réfrigérateur, comme les éviers, comme les murs doivent pouvoir être passés à l'eau de Javel régulièrement. Pour le sol, les éviers et la table de travail il faut être très exigeant et laver ces surfaces plusieurs fois par semaine, pour le réfrigérateur une fois par mois au minimum. Tous ces lieux sont des zones de prédilection pour le nîchage de bactéries qui confèrent des risques gastro-entérologique non négligeables voir parfois des risques plus inquiétants.

Le réfrigérateur ou le congélateur devront fonctionner de façon constante et vous devez vérifier l'existence d'un détecteur de rupture de froid dans votre congélateur. Les contaminations survenant par le développement des bactéries sont souvent graves. La meilleure façon de s'en rendre compte est encore celle qui consiste à placer une glace en bâtonnet dans le congélateur. En cas de réchauffement, celle-ci deviendra liquide et perdra sa forme d'origine ! Vous vous en apercevrez donc facilement. Dans ce cas, vous n'aurez plus qu'une solution : tout jeter sans réfléchir un seul instant car tout est potentiellement dangereux.

En dernier lieu, nous allons dresser la liste des ustensiles nécessaires à la cuisine.

Outre les classiques poêles, cocottes, autocuiseurs, casseroles vous devez vous munir d'un moyen de cuisiner à la vapeur.

Cela consiste en une marmite dans laquelle vous placez de l'eau, au-dessus vous placez une deuxième marmite dont le fond est troué ce qui permet à l'eau qui boue de s'élever en vapeur jusqu'aux aliments placés dans la marmite du dessus et cuire les aliments. Vous pouvez également placer un troisième niveau avant de recouvrir d'un couvercle et ainsi cuire conjointement plusieurs types d'aliments : poisson, légumes...

Préférez les ustensiles en inox aux ustensiles en bois pour des raisons d'asepsie ou alors soyez très vigilant sur le nettoyage de tout ce qui est en bois (cuillères, planches à découper).
Ayez également un filtre à eau pour la cuisson et la boisson ou alors un rangement assez grand pour placer les bouteilles d'eau. Cependant, la majorité des eaux du robinet sont consommables, ce qui parfois est gênant, c'est leur goût qui n'est pas neutre! Il existe également des filtres que vous pouvez installer sur la distribution d'eau réservée à la consommation.

Enfin, disposez de placards qui ferment de façon à ce que les aliments soient rangés hors de portée de vue. Ceci sera très important si vous avez de temps en temps des "compulsions alimentaires".
Cette semaine, vous aurez donc pour la cuisine à non seulement, prendre rendez-vous avec un technicien pour vérifier la bonne aération du local mais également à faire l'achat de tout le matériel nécessaire. Enfin, vous ferez un ménage en grand avec passage du réfrigérateur à l'eau de Javel.

Déplaçons nous maintenant dans la salle d'eau.
La salle de bain ou de douche, doit répondre aux mêmes impératifs d'asepsie que la cuisine. Il faut bannir moquette ou revêtement de sol qui ne saurait être "lavé à grande eau". La mode du confort moquetté a vécu. Son imprégnation de moisissures et de bactéries est préjudiciable à la santé.

Vous aurez aussi les mêmes soucis d'aération que pour la cuisine. Pour éviter la prolifération de moisissure non seulement sur le sol mais sur les murs. L'aération sera d'autant plus nécessaire que vous disposerez dans la pièce d'un chauffage au gaz pour l'eau.

Disposez un porte serviette qui permette un bon séchage de votre serviette. En effet, là encore, si vous la laissez repliée sur elle-même, vous favoriserez la prolifération de champignons et lorsque vous vous rééssuirez, vous disséminerez sur vous ces "germes".

En dehors des disposition d'organisation, voici maintenant le matériel dont nous avons besoin.
Une balance pour vous peser régulièrement. Il faut qu'elle soit la plus fidèle possible. Peut-être ne sera-t-elle pas vraiment juste. Cela n'est pas grave. En effet, la balance n'est qu'un indicateur. Ce sera votre balance qui sera votre référence et non pas celle des autres. Vous vous pèserez toujours à la même heure, dans les mêmes conditions. Vous tiendrez compte des résultats dans la durée et vous ne tiendrez pas compte des variations de quelques centaines de grammes qui ont lieu du jour au lendemain. Prenez là surtout solide. Il en existe maintenant des "électroniques" qui remplissent toutes les conditions. En tous les cas, une balance est indispensable pour se suivre et ne pas laisser s'accumuler une prise ou une perte de poids de plusieurs kilos. Cela permettra de réagir vite, ce qui sera d'autant plus facile à corriger.

Vérifiez également si vous disposez d'un gant de crin. Ce sera utile pour vous tonifier le matin après une douche tout en permettant d'éliminer les peaux morte de la peau ce qui lui assurera toujours une plus grande douceur. C'est donc à la fois une méthode d'accélération de la circulation superficielle et une méthode d'exfoliation.

Enfin, soyez très attentif au matériel dentaire.
Vous devez vous munir d'une brosse à dent qui soit en fibre synthétiques pour éviter la prolifération bactérienne. Vous devez disposer d'un support qui lui permette de sécher convenablement. Elle doit être suffisamment étroite pour pouvoir s'introduire jusqu'aux dents du fond. Trois rangées sont amplement suffisantes, au-delà la largeur est inadaptée. Ces consignes sont bien sûr à moduler en fonction de votre taille mais conviennent pour un adulte entre 1m60 et 1m80 femme ou homme. Cependant, ne croyez pas que cela suffise. L'hygiène bucco-dentaire requiert un matériel adapté. L'enjeu en vaut la peine car à partir de 45 ans, le risque de formation de plaque dentaire et l'atteinte de la gencive est considérablement réduit avec un soin régulier et méticuleux.

Il faut donc dès maintenant vous procurer un fil dentaire, une brosses pointue (avec un petit embout en pointe mousse, une brosse électrique qui fonctionne par déplacement latéral et enfin un jet d'eau. Chacun de ces outils ne peut remplacer l'autre. Il faut tous les associer pour une garantie de conservation de notre appareil masticateur pièce fondamentale dans notre santé.
En résume, dans votre cahier, voyez s'il faut noter : rendez-vous avec un technicien pour l'aération, la pose de support pour vos serviettes et la liste d'achats éventuels : balance, brosse à dent manuelle et électrique, fil dentaire...

Allons maintenant vers la chambre.
L'aération et la luminosité de votre chambre ne répondent pas aux mêmes critères que pour les deux pièces précédentes. Il suffit que vous puissiez ouvrir largement les fenêtres tous les jours suffisamment longtemps pour pouvoir changer complètement l'air ambiant.

Il faut également que vous puissiez avec facilité "secouer" vos couvertures et dessus de lit.
Eventuellement prenez les de façon à pouvoir les faire bouillir !

Soyez attentif aux revêtements muraux et aux sols. La moquette, le tissu qui ont été très à la mode grâce au confort sonore et l'aspect douillet qu'ils procuraient se sont révélés êtres des sources de troubles O.R.L. et pulmonaires considérables. Evitez donc ces solutions, préférez le parquet et les tapis que l'on peut plus facilement nettoyer. Les rideaux doivent également être régulièrement nettoyés.

Une fois cela pris en compte, vérifiez l'état de votre literie. Depuis combien de temps l'avez-vous. Plus de 10 - 15 ans ? Elle est à changer. quant aux matelas de laine il faut les refaire tous les 2-3 ans ! Choisissez là comme il vous convient; Ni dure ni molle. Il n'existe pas de règle. Vous savez mieux que qui conque pour l'avoir déjà expérimenté ce qui vous permet de ne pas souffrir du dos. Orientez-vous quand-même vers un couchage ferme. Placez sous votre matelas une planche. C'est une méthode rudimentaire mais elle est toujours valable dans la majorité des cas votre dos ne s'en sentira que mieux.

Les sommiers à lattes sont également d'excellentes alternatives. Dans tout les cas, si vous avez mal la nuit ou le matin, il faut penser à la qualité de votre couchage et envisager sa modification.

Parfois lorsqu'on dort à deux, il peut-être bon de disposer de 2 matelas. Il est rarement nécessaire d'avoir recours à des oreillers spéciaux. Soyez simplement vigilant à ne pas avoir de "cassure" entre les épaules et la tête.

Vérifiez la possibilité de pouvoir régler le chauffage durant la nuit pour que la température soit aux environs de 18-20°C. Pour cela achetez un thermomètre que vous laisserez en permanence. Au delà, vous neutralisez les capacités de vos cils vibratiles pulmonaires et rhino-pharyngés ce qui entraîne une fragilisation de tout l'appareil respiratoire et favorise les maladies pulmonaires. Préférez une ou plusieurs couvertures chaudes. Vérifiez également le taux d'humidité de l'air pour les mêmes raisons qui ne doit être ni trop important ni trop bas.

Le séjour doit répondre à peu près aux mêmes exigences que la chambre quant à la température, les revêtements muraux et le sol.

L'éclairage doit pouvoir être intense comme tamise. Celui-ci variera en fonction des ouvertures et de l'orientation.

Tout comme pour la chambre, vous devez vous sentir bien dans votre séjour. Ce doit être un lieu ou vous devez pouvoir vous "ressourcer". Vous devez vous sentir en accord avec la décoration. Selon vos goûts, vous choisirez un style plus zen ou plus rococo. Mais n'oubliez pas qu'il existe cependant de grandes règles. Plus le nombre d'éléments sera important, plus votre oeil sera attiré et plus cela sera fatiguant. Des murs unis seront donc plus reposants. Des lignes sobres et des couleurs pastels seront plus reposantes. Mais plus que tout, ce qui compte c'est le sentiment d'harmonie qui devra se dégager de l'ensemble.

Rentrez bien dans la peau de votre personnage critique et observez votre salon comme si vous le voyez pour la première fois. Les grandes lignes, les formes, les couleurs, les répartitions de volume...

Puis passez aux détails. Les décorations sur les murs, les objets posés sur les meubles... Là encore essayez de donner une note apaisante.

Enfin, occupons nous de la télévision. Incontournable mais si chronophage. Il faut la remettre à sa place en la détrônant. Tout ne doit pas être conçu en fonction d'elle. Elle doit s'inscrire dans un environnement et non pas l'inverse.

Enfin, reconsidérez le confort de vos fauteuils pour votre dos. Sont-ils vraiment adaptés ? Ne sont-ils pas trop bas ? En général, ils sont a priori confortable. Confortables mais en fait très mal étudiés. Vous êtes "engoncés", prisonniers ce qui entraîne une détente des muscles profonds préjudiciable aux articulations.

De plus pour en sortir, il faut donner des "coups de reins", néfastes pour le dos. Choisissez donc des sièges dont l'assise est à plus de 50 cm du sol, suffisamment fermes et permettant à l'ensemble du tronc d'être rejeté en arrière. Ainsi, l'articulation de la hanche sera en position de repos avec un angle de 120° entre le fémur et le tronc, et le dos sera libéré des tensions. Dernière chose : choisissez des accoudoirs.

Il est à noter que dans bon nombre de séjour, ou de chambre, un certain désordre peu régner. Cela n'est pas important en soi et dépend des tendances personnelles et des choix de vie. Simplement, il est intéressant de savoir si ce désordre est la résultante d'un choix ou d'une impossibilité de ranger. En effet, pour un certain nombre de personnes déprimées, qui se sentent fatiguées, voir épuisées, ce n'est pas qu'elles ne veulent pas ranger mais c'est qu'elles ne peuvent pas ranger. Elles disent elles-mêmes ne plus avoir de force pour "ranger" et voir insensiblement tout s'amonceler : papiers, documents, repassage... sans pouvoir assurer le traitement de chaque domaine au fur et à mesure. Si tel est le cas, notez en effet que votre intérieur est non pas dans ce cas le reflet d'un choix mais d'une impossibilité de faire autrement. Grâce à cette prise de conscience et nous pouvons envisager de nous en occuper. Cette semaine passez à l'action pour partir sur de nouvelles et bonnes bases, rangez tout votre appartement, ne laissez plus rien traîner et notez par exemple dans votre cahier tout le travail en retard de façon à pouvoir faire un plan d'attaque réaliste.

La vie dans les appartements conduit souvent à introduire des plantes vertes pour recréer une atmosphère plus proche de la nature. Sachez utiliser ce recours. La présence de balcons et terrasses s'avère dans ces cas d'une extrême importance car elle permet une ouverture sur l'extérieur sans sortir de chez soi.

Dans votre séjour ou dans un couloir ou dans une autre pièce, constituez une bibliothèque qui vous permettra de classer vos lectures. Revues, magazines, livres, journaux, disques, C.D... c'est un élément indispensable d'une vie curieuse et ouverte sur la vie en général. Cela sera un excellent moyen de vous aider à entretenir une activité intellectuelle satisfaisante.
2ème Résumé de la 1ère Semaine.

Bilan personnel :
Après avoir procédé à la réorganisation de votre environnement, il s'agit maintenant de faire votre propre bilan.

Ou en suis-je aujourd'hui ? Dans quel état est mon corps, est-ce que je me sens bien dans ma peau ? Autant de questions que vous vous êtes déjà posés mais que nous allons reprendre dans une perspective globale.

Nous allons pour cela procéder à une série de questions qui n'ont pas d'autre intérêt que de vous donner une vue d'ensemble de votre situation. Vous vous connaissez, mais peut-être l'attention sera-t-elle attirée par un élément ou un autre ? Et vous permettra de prendre les dispositions qui éviteront des troubles gravissimes pour les années à venir.

A partir de 45 ans il est fréquent et normal d'avoir déjà eu de nombreuses petites alertes de toutes sortes. Ce que nous vous proposons de faire c'est le point sur toutes ces alertes pour justement vous projeter dans l'avenir et évaluer la façon dont cela pourrait évoluer. Ainsi, vous pourrez intervenir pour non seulement éviter l'aggravation mais aller au contraire vers une amélioration de votre santé.

Première étape : de quelle hérédité bénéficiez-vous ?
Y a-t-il eu des parents ou proches qui ont souffert de cancers, de maladies cardio-vasculaires ? d'obésité ? de maladies allergiques ? Ces maladies sans être à proprement "génétiques" sont familiales. C'est à dire que vous avez un risque plus grand de les avoir si vos parents les ont eues.

Attardons nous sur trois maladies à caractère familial.
Si dans votre famille, l'un de vos parent, de vos frères ou sœurs, oncles ou tantes, grand-parents, a eu un cancer du colon ou des polypes intestinaux et si vous avez plus de 45 ans, il faut que vous preniez rendez-vous avec votre médecin de famille pour évoquer la nécessité de faire une coloscopie. En effet, ce cancer du colon peut être évité aujourd'hui car il est possible de détecter à l'avance les anomalies qui vont dégénérées après 10 ans d'évolution. En faisant une coloscopie au personnes à risque, c'est à dire qui ont des parents atteints antérieurement, il est possible de voir et supprimer le polype que l'on appelle du nom évocateur de "sentinelle". En tout état de cause, ce cancer ne devrait plus se voir grâce à cette méthode de diagnostic préventif.

Autre cas, si vous êtes une femme et avez eu dans votre famille des cas de cancer du sein allez passer une mammographie. Parlez-en à votre médecin. Le bilan doit être refait tous les deux ans approximativement.

Si dans votre famille des personnes ont eu des maladies cardio-vasculaires et si vous avez plus de 45-50 ans faites vous faire un bilan lipidique et glycémique.
Dans tous les cas, parlez de vos antécédents familiaux à votre médecin pour savoir s'il existe des examens qui permettront d'évaluer chez vous les risques liés à l'hérédité.

Voyons maintenant pour cette deuxième étape vos risques personnels :
Vous allez les passer en revue. Mais, pas de panique. Ce ne sont que des facteurs de risque et il vous appartient justement de les réduire pour au contraire les remplacer par des facteurs de protection. C'est d'ailleurs ce que vous avez entrepris cette semaine en : vous occupant de la qualité de votre eau et en augmentant sa consommation, en vous occupant de la qualité de votre air et en modifiant quelques petites habitudes.

Dans le domaine cardio-vasculaire :
Nous avons déjà vu l'importance des antécédents familiaux. Vos parents souffrent-ils ou ont-ils soufferts de maladies du cœur ou des vaisseaux ?
Si vous êtes un homme ? Cela est un facteur de risque supplémentaire.
Plus l'âge avance, plus le risque est important.
Ces trois éléments que l'on vient d'énumérer, sont incontournables. Nous n'avons aucune possibilité d'agir dessus.

Mais les suivants oui.

· Fumez vous ? C'est le facteur de risque le plus important.
· Avez-vous des troubles des graisses dans le sang ? Excès de cholestérol, excès de triglycérides ?
· Avez-vous un excès de sucre dans le sang c'est à dire un diabète ?
· Avez-vous un excès d'acide urique, produit de dégradation des protéines non éliminé par le rein ?
· Avez vous une Hyper Tension Artérielle ? Si oui, est-elle soignée ?
· Avez-vous un excès de poids dont la répartition est essentiellement sur le ventre et le tronc ? Si oui c'est un facteur prédisposant.
· Prenez-vous une contraception orale à base d'œstrogène ? (non valable pour les traitements de la ménopause).
· Enfin, êtes vous stressé ? C'est à dire vous sentez-vous toujours dépassé par le temps, courrez-vous toujours (voir chapitre septième).

Mais attention, 1+1 n'est pas égal à 2 mais à 10 dans ce contexte. Tous ces facteurs de risque au nombre de 12 se multiplient et ne se contentent pas de s'additionner !

Même en l'absence de tout facteur de risque, il existe déjà un risque. Nous le savons bien et nous connaissons tous quelqu'un qui menait une vie exemplaire et qui malheureusement est malade. Cependant, en multipliant les risques, cette personne aurait été malade plutôt, plus gravement et aurait moins résistée. C'est pourquoi, même si vous en avez, ne serait-ce qu'un, il faut vous prendre en main et essayer de le réduire.

Dans le domaine de la cancérologie, nous pouvons dresser exactement la même liste de facteur de risque. Point par point elle se superpose ; hérédité, sexe selon les types de cancer, âge, excès de poids, sédentarité, troubles métaboliques (cholestérol, triglycérides, glycémie...). A cela se surajoute des facteurs plus spécifiques : alcool, exposition à des radiations solaires ou radioactives. Si vous avez eu de nombreux coup de soleil durant votre enfance, vous avez un risque augmenté significativement d'avoir un mélanome c'est à dire un cancer de la peau, l'exemple de l'augmentation catastrophique du cancer de peau chez les australiens de race blanche le prouve. La pollution ou l'exposition à des produits toxiques comme l'amiante... La consommation de produits cancérogènes.

Troisième étape
L'enquête alimentaire et de ses habitudes :
Nous verrons les prochaines semaines, comment face à tous ces risques, quels aliments manger tous les jours pour diminuer de 70% les risques cardio-vasculaires, cancéreux, diabétiques, ou autres maladies dégénératives. Ou lorsqu'elles sont déclarées? Ralentir leur évolution, leur intensité ou les guérir.

Pour mieux apprécier vos risques et pouvoir y faire face, nous allons procéder à une étude de votre alimentation.

Pour cela, notez tout ce que vous mangez durant 7 jours. Nous pourrons utiliser ces résultats dès la semaine prochaine.

C'est ainsi que je procède systématiquement avec tout nouveau patient qui vient me consulter pour des raisons nutritionnelles, nous commençons toujours par une enquête alimentaire.

Quelques remarques avant de commencer :
- Il faut que l'étude soit prospective et non rétrospective. C'est à dire que toutes les études montrent que si l'on se contente de noter de mémoire ce que l'on a mangé dans les 7 jours précédents les marges d'erreurs sont trop grandes et le bilan non significatif. Il faut donc noter, consciencieusement, jour après jour ce que l'on mange si l'on veut une bonne approximation.

- Il se peut que vous ne mangiez pas exactement de la même façon que d'habitude. C'est normal, lorsque l'on s'observe, on a tendance naturellement à modifier son alimentation. Ce n'est pas grave, notez quand même tout, cela servira de base à la discussion.

- Enfin, il faut noter au minimum 7 jours ce qui représente une unité de temps à la fois culturelle et à la fois biologique. Sur une semaine, il est possible d'évaluer plus précisément ses habitudes car l'organisme s'équilibre sur ce laps de temps.

- Notez ce que vous mangez le matin, à midi, l'après-midi, le soir.

- Notez tout ce que vous buvez, notez ce que vous pouvez grignoter. Notez si vous avez eu des grignotages dans quelles circonstances : étiez-vous fatigués, stressés, surmenés, ou est-ce par habitude en rentrant chez vous le soir après une journée de travail ? Notez ces détails, ils vous aideront à trouver des solutions. Dans la plupart des cas, le simple fait de noter, nous permet de prendre conscience de se qui se passe et permet déjà une autorégulation.
Servez-vous pour cela de votre cahier. Pour chaque jour, utilisez une page.

Puis au terme des 7 jours, vous allez reclasser par groupe d'aliments ce que vous avez mangé et vous évaluerez les proportions de chaque groupe par rapport aux autres. Par exemple, si vous avez mangé une fois une salade de tomates, une autre fois des carottes râpées et enfin une dernière fois de la salade verte, vous noterez trois fois des crudités. Si vous avez mangé un sandwich au poulet et une autre fois un couscous, vous noterez à la rubrique viande 1 fois 1/2.

Voici les principaux groupes d'aliments :
Légumes crus, légumes cuits, fruits crus et cuits, féculents avec les céréales (riz, blé, mais...), les sous-produits des céréales (pain, pâtes, pâtisseries), les légumes secs, les tubercules (pomme de terre), les viandes, les poissons, les charcuteries, les fromages, les laitages, les matières grasses végétales, les matières grasses animales, les sucreries, les chocolats, glaces, bonbons, les viennoiseries, les pâtisseries, les boissons sucrées, les boissons alcoolisées.

Une dernière chose, pour clore le chapitre du bilan, sachez, que 20 % des femmes non ménopausées souffrent de carence en fer. Cela se traduit essentiellement par de la fatigue, des cheveux cassants, même en l'absence d'anémie et une prédisposition aux infections. Alors, si vous avez eu plusieurs enfants, que vous les avez allaités, que vous avez moins de 50 - 55 ans, ou que vous avez toujours des règles grâce à un traitement hormonal, et que vous vous reconnaisses dans la description faite précédemment, ce d'autant que vous mangez peu de viande parlez-en à votre médecin pour qu'il vous prescrive une ferritine. (Si vous la faîtes par vous-même, cela est toujours possible mais sachez qu'alors l'examen ne serait pas pris en charge par la sécurité sociale). Si la ferritine, est basse, il ne vous restera plus qu'à débuter un traitement pour compenser votre carence en fer.

3ème résumé de la 1ère étape
· Evaluer ses antécédents. Prendre RDV avec gastro/gynéco/cardio/MG,
· Revoir ses bilans biologiques,
· Faire une enquête alimentaire,

Rappel des bonnes résolutions personnelles à appliquer dès cette semaine :
· Aérer,
· Chasser l'humidité et les moisissures,
· Brossage des dents,
· Boire abondamment de l'eau pure et filtrée,
· Faire le bilan alimentaire,
· Prendre RDV,
· Décorer, acheter un bouquet de fleurs.

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